Grâce à la prescription en DCI, plus de problème à l’étranger pour suivre son traitement. Sachez que parfois une même DCI regroupe plus de 100 marques de médicaments ! © Phovoir

Santé

Quel est l’intérêt de connaître la DCI d’un médicament ?

Question/RéponseClassé sous :médecine , DCI , Dénomination commune internationale
 

La dénomination commune internationale (DCI) d'un médicament est commune aux pays du monde entier. Elle permet à tout un chacun, professionnel de santé ou patient, d'identifier un médicament de manière claire, et donc sans risque de méprise ni de confusion. Cela s'avère d'autant plus utile dans le cas où l'utilisateur a besoin de voyager. L'utilisation de la DCI permet de se rendre partout dans le monde avec la certitude de retrouver son traitement.

La DCI d'un médicament, une nomenclature internationale commune

En connaissant la DCI des produits figurant sur votre prescription, et à condition que celle-ci ait été inscrite par le médecin prescripteur lui-même, vous serez en mesure d'acheter le bon médicament où que vous soyez à l'étranger. Car le système mis en place par l'OMS en 1953 consiste à donner un même nom à une molécule, dans tous les pays. Ce qui n'est pas le cas pour le nom de marque, différent d'un pays à un autre.

Prévenir le risque de surdosage ou d’incompatibilité de traitements

Connaître la DCI de ses médicaments, c'est aussi se protéger d'éventuelles allergies. Comme l'automédication gagne du terrain, il semble essentiel de davantage parler en DCI. Cela permet par exemple d'éviter les surdosages ou incompatibilités entre traitements.

Ainsi, certains médicaments contre le rhume contiennent exclusivement du paracétamol et sont en libre accès. Or, l'association de ces derniers à une autre spécialité à base de paracétamol et de phényramine (également disponible sans ordonnance) est susceptible de provoquer des surdosages graves.

Grâce aux DCI, les patients peuvent identifier la présence du même principe actif, et éviter confusions ou surdosages, ce qui est impossible en utilisant seulement le nom de marque.

Sources :

  • Interview de Jean-Paul Giroud, pharmacologue, le 30 mai 2013
  • Site de l'OMS, le 8 mars 2013
  • Revue Prescrire, le 8 mars 2013
  • Site de la Mutualité française, le 8 mars 2013