Micocoulier, jeunes fruits. © Meneerke bloem, GNU Free Documentation License, version 1.2

Planète

Micocoulier

DéfinitionClassé sous :botanique , arbre , forêt

Le micocoulier est un arbre, pouvant mesurer jusqu'à 20 mètres, qui se développe essentiellement dans le Midi de la France où on le rencontre dans les bois et les garrigues, en basse montagne et jusqu'à 900 mètres d'altitude. Il peut vivre jusqu'à 500 ans.

Appellations

Le micocoulier (Celtis australis), de la famille des Ulmacées, se nomme également « fabrecoulier ».

Le vieux Cannet, place des micocouliers. © Euler5853/Flickr, Licence Creative Common (by-nc-sa 2.0)

Description botanique

Cette espèce a un tronc droit et de nombreux rameaux plutôt pendants. Son écorce cannelée ressemble à celle du hêtre, grise avec quelques pustules et protubérances.

Ses feuilles caduques sont simples, alternes, elliptiques, légèrement asymétriques à la base, dentées et rugueuses sur le dessus, ressemblant à celles de l'orme, tout en étant plus allongées et moins larges.

Ses petites fleurs, dépourvues de pétales, s'épanouissent en mai, en général solitaires et disposées à l'aisselle des feuilles, avec une corolle peu visible, mais des stigmates blancs très développés. En septembre, ses petits fruits de couleur brune ressemblent à des olives et persistent sur l'arbre après la chute des feuilles.

Origines

Cet arbre provient de l'Europe méridionale, de l'Asie orientale et méridionale, mais aussi d'Amérique.

Exigences culturales

Cette essence adore la pleine lumière et préfère les terres profondes, en supportant quand même les sols secs, pauvres et poreux. Elle s'adapte particulièrement bien à la chaleur estivale des localités urbaines, d'où son utilisation pour habiller, comme le platane, les cours et les mails du Midi.

Utilisation

Le bois souple du micocoulier est résistant, d'où son utilisation pour confectionner des cannes, des manches d'outils et des avirons. De son écorce et de ses racines, on tirait autrefois un colorant jaune, tandis que son feuillage servait comme fourrage.

Auteur : Michel Caron

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