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Bois-énergie : le chauffage par la biomasse

Le chauffage par biomasse utilise le bois-énergie, c'est-à-dire la combustion du bois, pour un rendement de chaleur. Énergie renouvelable, la biomasse permet des applications variées, dont le chauffage domestique.

Page 8 / 22 - Récupérateur de chaleur : optimiser le feu ouvert pour mieux se chauffer Sommaire
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Optimiser le feu ouvert permet de mieux se chauffer. Une cheminée classique, même de fabrication récente, chauffe médiocrement. Un récupérateur de chaleur permet d’améliorer ses performances de façon plus ou moins significative suivant la technologie mise en œuvre.

La cheminée ouverte est un pur équipement d’agrément. Elle ne restitue au mieux que 15 à 20 % des calories produites, la majeure partie s’échappant par le conduit de fumée. L’intérêt d’un récupérateur de chaleur est d’augmenter son rendement énergétique en préservant l’esthétique et le chant du feu. On en distingue trois principaux types.

À gauche, le ventilateur se place à l’extérieur de la cheminée et reste visible. À droite, solution plus esthétique, le ventilateur est incorporé au caisson. Son câble électrique est ignifugé mais l’appareil doit fonctionner tant que le feu est allumé pour s’autoprotéger de la chaleur du foyer par l’air frais qu’il aspire. © Amphora
À gauche, le ventilateur se place à l’extérieur de la cheminée et reste visible. À droite, solution plus esthétique, le ventilateur est incorporé au caisson. Son câble électrique est ignifugé mais l’appareil doit fonctionner tant que le feu est allumé pour s’autoprotéger de la chaleur du foyer par l’air frais qu’il aspire. © Amphora

Récupérateur de chaleur : le chenet soufflant

Le chenet soufflant est le système le plus basique. Il se compose de tubes en serpentin, laissés apparents ou coffrés, que l’on pose directement sur la sole foyère. Un ventilateur électrique, externe ou intégré, complète le dispositif. Il aspire l’air ambiant qui se réchauffe sous la braise avant de ressortir par une bouche frontale. Rendement espéré : 10 à 20 %.

L'échangeur à air

L’échangeur à air, plus efficace et discret, fonctionne à la fois par convection et par rayonnement. La partie technique se loge dans deux éléments creux épais d’une dizaine de centimètres, disposés en L : le contrecœur, vertical, et le caisson foyer, horizontal. La capacité calorifique du dispositif est proportionnelle aux dimensions des surfaces d’échange. Pour remplir sa fonction, l’échangeur a besoin d’un apport régulier d’air frais (comburant) puisé dans la pièce d’installation ou en dehors de celle-ci. Cet air passe d’abord dans le caisson foyer pour être chauffé, puis s’élève et se diffuse par convection naturelle ou forcée. Plus performante, la seconde option permet de réchauffer des pièces voisines via des gaines de distribution. Bien que modeste, autour de 50 W, la consommation électrique du ventilateur est à prendre en compte, de même que son bruit de fonctionnement. Et en cas de coupure de courant, le moteur s’arrête. Côté pose, l’appareil s’encastre à fleur de parois. Dans une cheminée existante, l’installation implique le démontage partiel de l’âtre et souvent de la hotte. Rendement moyen 40 %.

L'échangeur à combustion inversée

L’échangeur à combustion inversée reprend le principe en remplaçant le caisson foyer par une chambre basse. Il peut fonctionner en feu ouvert pour l’agrément, en combustion basse (inversée) ou mixte. La combustion basse s’effectue en fermant complètement la plaque foyère. Elle maintient un feu continu pendant 6 ou 7 heures en produisant des températures élevées.

Schéma d'un échangeur à combustion, récupérateur de chaleur. Le feu visible apporte un petit gain de chaleur par rayonnement des parois. En activant la chambre basse, le tirage s’inverse et l’appareil se comporte comme un poêle à bois. © Polyflam
Schéma d'un échangeur à combustion, récupérateur de chaleur. Le feu visible apporte un petit gain de chaleur par rayonnement des parois. En activant la chambre basse, le tirage s’inverse et l’appareil se comporte comme un poêle à bois. © Polyflam

Ce type d’appareil annonce des rendements de 70 à 75 %. Il s’agit là de valeurs théoriques obtenues avec un bois très sec dans des conditions de laboratoire. Pour s’en approcher, il faut un bois de qualité constante et de l’air frais provenant d’un espace abrité et ventilé : un vide sanitaire est idéal. En pratique, de nombreuses habitations ne s’y prêtent pas et l’on est souvent obligé de puiser l’air directement à l’extérieur. Or, l’humidité de l’air hivernal est nuisible à une bonne combustion. Elle fait perdre à l’échangeur une grande part de son efficacité au moment où on en a le plus besoin. Au bout du compte, la baisse de rendement augmente le taux de gaz imbrûlés, source de pollution. Une étude de faisabilité s’impose donc avant toute chose, en contactant par exemple un espace Info Énergie proche de son domicile.

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