Voici un petit aperçu des principales plantes et belles fleurs typiques de Nouvelle-Calédonie.

Une Drosera novae-caledoniae sur de la cuirasse ferrugineuse. © J.J. Espirat
Ce genre affectionne généralement les tourbières, mais cette espèce néo-calédonienne pousse sur les terrains secs et rocailleux.

Deplanchea-sessilifolia, plante des maquis des terrains miniers. © Jean-Louis Ruiz

Dracophyllum © J.J. Espirat
Dracophyllum, plante des maquis des terrains miniers mais aussi des maquis secs sur terrains siliceux. Dracophyllum est un genre commun à la Nouvelle Calédonie et la Nouvelle Zélande (en altitude). En Australie, on trouve surtout le genre Richea qui est très proche aussi. Famille des Epacridaceae.

Fleurs de gaiac (Acacia spirorbis)© J.J. Espirat
Fleurs de gaiac (Acacia spirorbis), ce bel arbre pousse sur tous les terrains et notamment les terrains serpentineux. ses fleurs ont un parfum léger rappellant celui du mimosa.

Grevillea gillivrayi, plante des maquis des terrains miniers.© Jean-Louis Ruiz

Grevillea gillivrayi, détail d'une fleur. © Jean-Louis Ruiz

Cyathea : la grande fougère arborescente de Nouvelle-Calédonie. © Frédéric Bec
La plus grande fougère de Nouvelle Calédonie est la Cyathea intermedia, elle peut atteindre 30 m et est la plus grande connue sur la planète, avec sans doute une autre Cyathea du Vanuatu.
Cyathea intermedia est endémique mais très fréquente sur terrain acide, elle pousse à une vitesse de 1 m par ans sur la Côte Est, en général dans les friches ou les ouvertures forestières. Il existe aussi Cyathea novae-caledoniae.

Le niaouli (Melaleuca quinquenervia)© J.J. Espirat
Le niaouli est l'arbre de la savane de Nouvelle-Calédonie. Il aime les sols acides et l'eau mais s'accommode de presque toutes les situations même les plus sèches. Il prospère par le feu auquel il résiste grâce à son écorce en feuillets superposés

Le palmier Burretokentia vieillardii © J.J. Espirat
Les palmiers calédoniens sont très originaux . Ici Burretokentia vieillardii. Son tronc gracile s'élève à plus d'une dizaine de mètres.

Le palmier endémique Chambeyronia macrocarpa © J.J. Espirat
La feuille nouvelle de ce palmier est de couleur rouge-orangé. Elle fonce à pourpre avant de devenir verte.
Bien que belle, originale et économiquement importante cette flore est trop méconnue. Elle est aussi menacée.
Les feux, les défrichements, l'urbanisation et les activités humaines menacent la flore unique de la Nouvelle-Calédonie. Notamment Il ne subsiste plus que 1% de la superficie d'origine de la forêt sèche. Toutefois, les autorités du pays ont pris conscience de cette richesse unique en luttant contre les feux, en instituant des réserves et parcs, en développant les études et les opérations de sauvegarde. Elles doivent aussi faire face à un autre problème, l'introduction clandestine, ou même officielle, d'espèces étrangères a souvent eu des conséquences particulièrement malheureuses sur la flore endémique. Mal armée pour la compétition elle peut-être supplantée par ces espèces plus modernes. Par exemple le pinus des Caraïbes (Pinus caribaea var Hondurensis), officiellement introduit en 1959, envahit des maquis endémiques du sud où il a été planté, sans réel succès forestier. Une étude réalisée en 1995-1996 démontre qu'il appauvrit la diversité des espèces endémiques du maquis minier.

Les calédoniens sont encore peu sensibles à la beauté, l'originalité et l'intérêt de leur flore. Toutefois les mélanésiens en connaissent l'importance, médicale notamment, au travers de leurs traditions.
Les plantes indigènes sont encore malheureusement minoritaires ou absentes dans les jardins et notamment dans les parcs et promenades publics où dominent des essences banales et souvent importées. Pourtant on sait aujourd'hui réimplanter de nombreuses espèces indigènes sur les terrains des anciennes exploitations minières.
La plante Grevillea gillivrayi - © Jean-Louis Ruiz
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