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Le spam n'est pas prêt de disparaître

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Rentable même à partir d'une poignée de réponses sur un million d'envoi : le spam n'est pas prêt de disparaître. C'est la conclusion d'une étude parue cet été sur les aspects économiques du spam. Bilan : avantage aux spammeurs, a qui ces envois ne coûtent presque rien. On s'en doutait, mais le rapport est une synthèse passionnante des coûts, motivations et techniques des spammeurs.

Le spam n'est pas prêt de disparaître

Même avec des taux de retour ridiculement bas, comment le spam ne peut-il pas être rentable : pour moins de 200 euros il est possible de se procurer les adresses de 70 millions d'internautes.

Vu comme ça, les chiffres ne sont pas très parlants. Mais si on table sur une cinquantaine de ventes par million de pourriel envoyé (un taux communément admis), cela fait 3.500 nouveaux clients malgré tout. De quoi démoraliser l'honnête commerçant en ligne !

Ces conclusions sont issues du rapport sur le pourriel publié par le fournisseur d'accès Canadien Telus. On y apprend ainsi combien coûte le spam, ce qu'il rapporte et pourquoi il ne va pas disparaître de si tôt : parce qu'il est trop rentable, justement. Tous les coûts sont supportés par le destinataire, à l'inverse de la publicité papier. On le savait, mais ce rapport est une bonne synthèse de ces arguments.

Sa lecture, d'abord passionnante, touche au déprimant lorsque le rapport aborde le domaine de la lutte contre le spam : la législation semble encore inefficace, les outils ne sont pas encore vraiment au point et les spammeurs plus malins, au point que la balance ne penche pas vraiment du côté des utilisateurs.

Plus d'informations : le rapport au format PDF (en anglais)

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