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En bref : le site Mega, successeur de Megaupload, fermé par le Gabon

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Le gouvernement gabonais vient d'annoncer préventivement la suspension du nom de domaine me.ga, empêchant l'ouverture du site de Kim Dotcom qui devait prendre la suite de Megaupload. Vivendi et les États-Unis ont-ils joué un rôle ?

Le site, à tendance mégalomaniaque, de Kim Dotcom, père de Magaupload. © k.com

Lorsqu'il a annoncé le lancement de Mega programmé le 19 janvier prochain, le fondateur de Megaupload, Kim Schmitz (alias Dotcom), pensait s'être mis à l'abri des saisies de noms de domaine en choisissant le « .ga » gabonais. Raté. Le gouvernement du Gabon a décidé de suspendre le nom de domaine www.me.ga avant même que le site ne propose le moindre service d'hébergement de fichiers ou qu'une plainte soit déposée par les ayants-droit.

Comme Numeramal'avait fait remarquer, les poupées russes des participations financières font que le nom de domaine me.ga était géré... par Vivendi, l'un des plus grands adversaires de Megaupload. Le Gabon a en effet délégué la gestion du domaine .ga à Gabon Telecom, qui appartient à Vivendi par l'intermédiaire de sa filiale Maroc Telecom. Peut-être la multinationale a-t-elle eu un rôle dans la décision d'une surprenante rapidité prise par les autorités gabonaises, à moins que l'administration américaine ait elle-même fait pression.

Rappelons que les États-Unis ont menacé Kim Dotcom de le renvoyer en prison s'il lançait un nouveau service sur le modèle de Megaupload, parce qu'il violerait ainsi un engagement pris au moment de sa remise en liberté conditionnelle en Nouvelle-Zélande. Le fondateur de MegaUpload, via son compte Twitter, explique avoir un nom de domaine alternatif en réserve.

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