Des chercheurs à l'université de York et au British Museum ont identifié par analyse chimique des traces d'opiacés à l'intérieur d'un curieux pichet chypriote datant de l'âge du bronzebronze. La présence d'une huile végétale contenant des alcaloïdesalcaloïdes naturels de l'opium, substances à l'origine des effets psychotropespsychotropes, a été détectée. C'est la première preuve solidesolide établissant un lien entre les récipients de ce genre et l'opium.

Le pichet (à droite) a la forme d’une graine de pavot tête en bas (à gauche). Étant fermé, il a assuré une bonne conservation des résidus qu’il contenait. © Rachel Smith, Jane Thomas-Oates, <em>University of York</em>

Le pichet (à droite) a la forme d’une graine de pavot tête en bas (à gauche). Étant fermé, il a assuré une bonne conservation des résidus qu’il contenait. © Rachel Smith, Jane Thomas-Oates, University of York

La forme du pichet est bien trouvée : il ressemble à un grain de pavot à l'envers. Cela laissait présager que les récipients comme celui-ci, très répandus dans la région méditerranéenne orientale entre 1650 et 1350 av. J.-C., étaient liés d'une manière ou d'une autre à l'opium. Nous en avons maintenant confirmation, mais impossible de savoir quelle utilisation nos ancêtres en faisaient. Des recherches précédentes envisageaient la possibilité que l'huile de pavot soit utilisée dans les rites ou pour la fabrication de parfums.