Santé

Robert Debré

7 décembre 1882 - 29 avril 1978

médecin

Classé sous :médecine , hôpital Robert Debré

Biographie

Robert Debré est né 7 décembre 1882 dans les Ardennes, et mort le 29 avril 1978 au Kremlin-Bicêtre. C'est un médecin français, considéré comme l'un des fondateurs de la pédiatrie moderne. Père de l'homme politique Michel Debré, du peintre Olivier Debré et du médecin Claude Monod-Broca, et grand-père des hommes politiques Jean-Louis Debré et Bernard Debré.

Le contexte familial de Robert Debré

Robert Anselme Debré est issu d'une famille de rabbins alsaciens qui ont émigré après la guerre franco-allemande de 1870. Son père Simon Debré était un écrivain, linguiste et talmudiste renommé, rabbin à Sedan, puis grand rabbin à Neuilly-sur-Seine, et auteur d'un livre sur l'humour judéoalsacien.

Après avoir commencé des études de philosophie à la Sorbonne, Robert Debré les abandonne après la licence pour se consacrer entièrement à la médecine.

Les principales étapes de sa carrière professionnelle

En décembre 1906, à l'âge de vingt-quatre ans, il entre à l'Internat des hôpitaux de Paris. Il a vingt-six ans lorsqu'il épouse à Paris Jeanne Debat-Ponsan, fille du peintre Édouard Debat-Ponsan et l'une des premières femmes admises au concours de l'internat de médecine.

En 1914, l'année de son 32e anniversaire, Robert Debré est mobilisé comme médecin-lieutenant dans un régiment d'artillerie.

Sept ans plus tard, après la fin de la guerre, il est devenu médecin hospitalier. Puis, il devient chef de service à l'hôpital Bretonneau à Paris. Plus tard, il travaillera dans le service pédiatrie de ce même hôpital, pour les enfants malades. 

Période de guerre 

En décembre 1940, après l'occupation allemande et l'application des lois antisémites, il lui est interdit de continuer à pratiquer la médecine. Sans grande protestation apparente, la solidarité des milieux universitaires et médicaux a intercédé en sa faveur pour lui obtenir une exemption. L'argument en faveur de cette exemption était principalement basé sur son expérience, notamment dans la méningite cérébro-spinale, la rougeole, la diphtérie et la tuberculose

L'une des opinions favorables à Debré le désigne comme un partisan du Front populaire, sur lequel il exerçait une influence favorable dans les milieux médicaux. Le 5 janvier 1941, le maréchal Pétain signe la dérogation, mais il faut plusieurs mois pour qu'elle soit publiée au Journal officiel et elle ne devient applicable qu'à la mi-juillet 1941. 

Résistance

À la rentrée 1941, âgé de presque 59 ans, Robert Debré est élu à l'unanimité de ses pairs comme membre de la clinique de médecine infantile de l'hôpital des enfants malades. Son état est resté précaire. Proclamant sa fidélité au judaïsme et à l'État français, il croit jusqu'au printemps 1941 que le Maréchal joue un double jeu, mais ses illusions sont dissipées.

Fin 1942, accompagné de Clovis Vincent et de Louis Pasteur Vallery-Radot, il rencontre secrètement le colonel Rémy, agent secret de la France libre en territoire occupé, et participe à la création d'un service médical et chirurgical clandestin pour la résistance française.

À partir de 1943, il refuse de porter l'étoile jaune. Il commence également à participer à des actions médicales au sein de la Résistance française, par le biais du mouvement du « Front national », sans adhérer au parti communiste. Le groupe du Front national auquel il appartient, outre le soutien médical à la Résistance, formule en 1944 des propositions de réforme hospitalo-universitaire qui seront reprises des années plus tard par le gouvernement français. 

Robert Debré s'est employé à cacher des enfants qui avaient échappé à l'arrestation dans sa maison en Touraine. Il a également hébergé un atelier de fabrication de faux documents à l'hôpital pour enfants malades. Il parvient à échapper à l'arrestation, avec Frédéric Joliot-Curie et Louis Pasteur, et est contraint de prendre le maquis. En août 1944, il participe à la libération de Paris, et soigne les blessés.