Santé

Prévenir l'exploitation des femmes dans les sciences du vivant

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Le Parlement européen a adopté une résolution sur le commerce des ovules humains, appelant les Etats membres à prendre des dispositions pour éviter l'exploitation des femmes dans les applications des sciences du vivant.

Fécondation in vitro Crédits : CHU Toulouse

La résolution a été adoptée par 307 voix pour, bien que 199 députés aient voté contre la résolution et que 25 se soient abstenus. La résolution demande que le don d'ovule - comme les dons d'organes en général - soit strictement réglementé "afin de protéger tant les donneuses que les receveuses et de s'attaquer à toute forme d'exploitation humaine."

Cette position du Parlement a été définie en réaction à des plans établis par le Royaume-Uni et la Roumanie pour, semble-t-il, réaliser des échanges commerciaux d'ovules entre cliniques dans les deux pays. Les députés européens ont appelé le gouvernement britannique à abandonner tout plan de ce type.

Dans leur résolution, les députés européens se félicitent de la déclaration controversée des Nations Unies du 19 février appelant les pays à interdire toute forme de clonage humain - aussi bien reproductif que thérapeutique. En conséquence, le Parlement demande à la Commission d'exclure le clonage humain du financement du Septième programme-cadre de recherche, selon la résolution.

Le Parlement appelle la Commission à appliquer le principe de subsidiarité aux autres recherches sur les embryons et les cellules souches embryonnaires, afin que les Etats membres dans lesquels ce type de recherche est autorisé financent celles-ci au moyen de leurs budgets nationaux.

Enfin, la résolution ajoute que "l'Union devrait se concentrer sur des recherches relatives à d'autres solutions telles que celles portant sur les cellules souches somatiques ou ombilicales, que les Etats membres autorisent tous et qui ont déjà permis le traitement de patients avec succès."

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