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Johannesburg 2002 : la déception à l'ordre du jour

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Au début de la deuxième semaine du Sommet mondial, le constat des avancées sur le développement durable qui se tient à Johannesburg est navrant : plus de 14 problèmes clés sont encore en discussion et les esprits s'échauffent. Cette semaine, 109 grands dirgeants de ce monde devraient arriver en Afrique du Sud mais le climat est déjà à la déception...

Le sommet mondial Rio+10 n'aura pas réellement réussi à établir des actions précises pour la protection de l'environnement. © DR

Durant les négociations qui ont eu lieu vendredi matin, l'Union européenne a proposé que 14 sujets du plan d'action sur lesquels les officiels ont planché et qui malheureusement n'ont pu aboutir à rien, soient discutés par les ministres eux-mêmes. Cependant, ceci n'a pas été accepté par les autres pays. Ces sujets importants concernent la mise en place de moyens pour augmenter le nombre de systèmes sanitaires et la part de l'énergie renouvelable dans le monde, ce à quoi s'opposent les États-Unis. Il y existe aussi de fortes tensions entre l'Europe et les États-Unis pour savoir si les arrangements sur le commerce libre doivent prévaloir ou non sur les accords de protection de l'environnement...

Selon certains rapports, l'Union européenne se serait même retirée de certaines discussions dans le milieu de la nuit, ce que démentent les officiels britanniques : pour eux les négociateurs européens se seraient juste absentés pour « une période de courte durée »... Différentes organisations non gouvernementales et de protection de l'environnement comme le WWF ou Oxfan, ont d'ailleurs quitté les négociations au sujet du commerce, l'agenda étant trop orienté selon elles vers une promondialisation.

Rio+10 s'est déroulé à Johannesburg. © DR

Rio+10 : peut-être deux accords...

Un autre problème toujours à l'ordre du jour concerne le protocole de Kyoto de 1997 qui visait à réduire la pollution industrielle qui influe sur les changements climatiques. Au lieu d'être Rio+10 comme ce sommet fut au départ surnommé, il pourra se terminer avec la dénomination Rio -10. Ce verdict que mettent en avant différents rapports n'est tout du moins pas accepté par les délégations officielles.

Jeffrey Sachs, un conseillé spécial du secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, n'est pas optimiste : « Je ne pense pas que ce soit juste de dire "Rio - 10", mais je ne pense vraiment pas que les percées que nous avons miroitées auront lieu. Je ne préjuge pas de la fin mais je suis inquiet ».

Seulement deux accords ont eu lieu jusqu'à présent. Un concernant la diminution de la pollution de produits chimiques toxiques avant 2020 ; l'autre afin de restaurer certaines zones de pêches.

 Par Guillaume JOSSE

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