Le biostatisticien est à la croisée des mathématiques et de la biologie. Il analyse d’un point de vus statistiques les résultats de recherches. © EKKAPON, Fotolia.

Santé

Biostatisticien

MétierClassé sous :biologie , biostatisticien , analyse statistique

Le biostatisticien est un expert des chiffres, qu'il manipule et exploite dans le cadre de recherches scientifiques. Mathématicien doté de fortes affinités pour la biologie, le biostatisticien permet le tri et l'analyse de multiples résultats de recherches issus de diverses expérimentations biologiques.
 

Scientifique et informaticien, le biostatisticien aide l'équipe de chercheurs, biologistes ou médecins à trier, analyser et exploiter les milliers de données scientifiques issues des résultats d'expériences. Sa mission consiste à concevoir des méthodologies biostatistiques utilisées à l'occasion d'études précliniques et cliniques, que ce soit pour le compte d'entreprises pharmaceutiques ou agroalimentaires.

Il participe aux analyses statistiques d'une étude, interprète les résultats statistiquement, rédige la partie statistique des dossiers cliniques, conçoit et réalise des méthodologies statistiques... Son but est d'aider à mieux appréhender le comportement d'un échantillon de population vis-à-vis d'une maladie par exemple et d'en suivre l'évolution. Son travail l'amène à concevoir des tableaux de bord, à gérer des bases de données, à collaborer avec les chercheurs, à rédiger des plans d'analyse statistique...

Les principales compétences et qualités à avoir

Intervenant au croisement de la statistique, de la biologie, de la santé, de l'agronomie et de l'informatique, le biostatisticien doit maîtriser plusieurs savoir-faire :

  • le développement de méthodologies biostatistiques ;
  • la réalisation d'analyses statistiques basées sur des études précliniques, cliniques ou épidémiologiques ;
  • la rédaction de la partie statistique des rapports d'études ;
  • la rédaction de plan d'analyse statistique ;
  • l'interprétation de résultats statistiques ;
  • la gestion de base de données ;
  • la maîtrise de logiciels statistiques ;
  • participation à la démarche qualité ;
  • maîtrise de l'anglais ;
  • aimer le travail en équipe et savoir collaborer avec les différents membres ;
  • être autonome, rigoureux et organisé.
Grâce à son expertise, le biostatisticien aide les chercheurs dans la compréhension des résultats d’une étude clinique par exemple. © seventyfour, Fotolia.

Les conditions de travail

Le biostatisticien exerce dans de grandes entreprises, pour des instituts publics de recherches, pour des laboratoires privés... Il collabore avec de nombreux scientifiques, chercheurs ou biologistes, afin de mettre au point des méthodes biostatistiques pour les études précliniques commandées par son donneur d'ordre.

Comment devenir biostatisticien ?

Le métier de biostatisticien est accessible grâce aux diplômes suivants :

  • Licence Pro Industries chimiques et pharmaceutiques, option essais cliniques et validation.
  • Licence Pro Sciences et technologies santé, option statistique et informatique pour la santé.
  • Licence Pro Sciences humaines et sociales, santé option biostatistique.
  • Ecole d'ingénieurs en statistiques.
  • Master Sciences, technologies, santé, mention mathématiques et applications option statistique et économétrie.

Le salaire d’un biostatisticien

Un biostatisticien débutant gagne, en fonction de son niveau d'études et de son lieu d'exercice entre 1600 et 3300 euros bruts mensuels. Une fois passé au statut cadre et après plusieurs années d'expérience, un biostatisticien peut prétendre à une rémunération brute allant de 3700 à 6600 euros par mois.

Les perspectives d’évolution d’un biostatisticien

Un biostatisticien peut évoluer vers de multiples postes, que ce soit dans le secteur public ou dans le secteur privé. Il peut par exemple devenir responsable de projet R&D, épidémiologiste, directeur biométrie, attaché de recherches cliniques, data manager en biostatistique...

Entreprises qui emploient des biostatisticiens

  • entreprise pharmaceutique ;
  • agence de consulting ;
  • entreprise de bio-informatique;
  • association hospitalière ;
  • Inserm.
     

Mon job consiste à développer des méthodologies permettant d'exploiter d'une manière statistiques les résultats de recherche d'une expérimentation biologique. J'aide ainsi les chercheurs à analyser leurs données et j'ai aussi un rôle d'aide à la décision. Je peux par exemple prendre part à des études sur les propriétés d'une bactérie, participer à des essais cliniques d'un nouveau médicament, tester la résistance du corps face à un virus...

Quand mes collègues chercheurs ont fini de manipuler les molécules, moi je manipule les chiffres et les données statistiques.