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Dossier : le voyage dans l'espace, tourisme du XXIe siècle

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Découvrez le dossier Voyage dans l'espace : le tourisme suborbitalLe tourisme suborbital consiste à permettre au plus grand nombre de personnes de prendre part à un bref voyage dans l'espace, activité nouvelle qui pourrait marquer le XXIe siècle.

Le voyage dans l'espace, vieux rêve de l'Homme, sera peut-être la révolution du XXIe siècle grâce aux vols suborbitaux. © DR

Le tourisme suborbital consistera dans un futur proche à permettre au plus grand nombre de personnes de prendre part à un bref voyage dans l'espace. Un tourisme spatial, activité nouvelle, qui pourrait marquer le XXIe siècle au même titre que l'essor de l'aviation a marqué le siècle précédent.

 

Voyager dans l'espace est un des vieux rêves de l'Homme, qui ne date pas des débuts de l'astronautique moderne. Depuis cinquante ans ce rêve est devenu réalité pour quelques centaines d'astronautes mais jusqu'à présent il ne s'est pas démocratisé. L'Homme de tous les jours reste seulement spectateur de l'aventure spatiale.

 

Le vol suborbital n'est pas une nouveauté. Avant d'envoyer des Hommes dans l'espace on ne savait pas comment leur organisme supporterait l'apesanteur, ni même s'il y survivrait. Il fallait aussi préparer les technologies du vol spatial.

 

Le tourisme spatial émerge. C'est dans ce contexte de privatisation de l'accès à l'espace qu'un ingénieur américain, Peter Diamandis, imagine l'Ansari X-Prize, un prix destiné à récompenser une initiative privée de transport de passagers à la frontière de l'espace.

 

Créé en 2004 par Richard Branson, Virgin Galactic s'affiche comme la première compagnie de tourisme suborbital au monde. Son but est d'exploiter une version commerciale inspirée du Space Ship One (baptisée Space Ship Two) pour offrir au grand public d'accéder à la frontière de l'espace.

 

Créée en 2000 par Jeff Bezos, fondateur d'Amazon, Blue Origin développe une capsule spatiale réutilisable à décollage et atterrissage verticaux, le New Shepard. Le véhicule reprend le concept du Delta Clipper de McDonnell Douglas. Il comprend un module de propulsion et une capsule pressurisée. Il emporte trois passagers sur une trajectoire balistique pratiquement verticale, dont l'apogée peut atteindre 132 km.

 

Basée à Mojave en Californie, XCOR développe un avion suborbital biplace dénommé Lynx. L'avion décolle et atterrit de façon autonome. Il possède quatre moteurs fusée fonctionnant à l'oxygène liquide et au kérosène, testés au sol depuis décembre 2008. Ces moteurs propulsent l'avion dès le décollage jusqu'à 42 km d'altitude à Mach 2, puis le Lynx atteint l'altitude maximale de 62 km au cours de son vol balistique.

 

De la taille d'un avion d'affaires, l'avion spatial d'EADS Astrium possède deux turboréacteurs qu'il utilise pour le décollage, la montée jusqu'à 12.000 mètres et le retour au sol, et un moteur fusée qui est allumé à haute altitude pour rejoindre l'espace.

 

Les aéronefs du futur sont à l'étude chez de nombreux fabricants. Dassaut Aviation a travaillé sur un projet d'aéronef suborbital habité, le VSH. 

 

Le tourisme suborbital pour tous fera-t-il vraiment partie un jour de notre quotidien ? À l'enthousiasme des débuts succède à présent une attente plus raisonnable, parfois teintée d'un certain scepticisme : les retards pris dans la mise au point des différents véhicules suborbitaux font reporter régulièrement la date prévisionnelle à laquelle les premiers passagers embarqueront pour leur voyage dans l'espace.

 

Pour tout savoir sur le vol suborbital privé, on pourra se reporter à l'ouvrage Embarquer dès demain pour l'espace. Le vol suborbital touristique, aux éditions Vuibert.