La fibromyalgie se caractérise par une douleur chronique diffuse. © jirayut, Fotolia

Santé

Fibromyalgie

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La fibromyalgie, ou syndrome fibromyalgique, se caractérise par une douleur chronique, diffuse et persistante. Certains points sont douloureux lorsqu'on exerce une pression dessus. La douleur est installée sur au moins trois mois et la fatigue apparaît dès le matin. La fibromyalgie est parfois mal diagnostiquée et souvent insuffisamment prise en charge. L'OMS classe la fibromyalgie parmi les maladies musculo-squelettiques et du tissu conjonctif.

En France, la fibromyalgie concernerait 1 à 2 % de la population générale, soit environ 700.000 personnes. La fibromyalgie touche essentiellement des femmes (entre 80 et 90 %), surtout entre 30 et 50 ans. Les symptômes apparaissent souvent au cours de la trentaine. La fibromyalgie ne semble pas héréditaire.

Des symptômes qui impactent la qualité de vie des patients

La douleur chronique s'accompagne d'autres symptômes : fatigue chronique, troubles du sommeil, problèmes de mémoire et de concentration, troubles de l'humeur, dépression, anxiété... Ces symptômes entravent la qualité de vie à cause des conséquences physiques, psychologiques, sociales, familiales et comportementales de la maladie.

Les médecins peuvent prescrire des médicaments antalgiques (paracétamol...) pour réduire la douleur, des antidépresseurs en cas de symptômes dépressifs, des anxiolytiques, des hypnotiques si besoin. Des antiépileptiques à visée antalgique sont parfois prescrits. Des approches complémentaires aux médicaments sont parfois conseillées, comme la psychothérapie et la kinésithérapie ; une activité physique et de la relaxation peuvent aussi aider.

L’opiorphine, le nouvel antidouleur pour remplacer la morphine ?  La prise en charge de la douleur fait partie du traitement des maladies. À ce jour, dans les cas de douleurs sévères, la seule solution est d’utiliser la morphine mais au prix de nombreux et importants effets secondaires. L’opiorphine pourrait avoir les mêmes vertus analgésiques que la morphine mais sans ses effets délétères pour le patient. L’Institut Pasteur a interviewé Catherine Rougeot, chef du laboratoire de Pharmacologie des régulations neuro-endocrines, afin d’en savoir plus sur le sujet.