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Pêche et pisciculture

Dossier - Les poissons d'eau douce
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De la lamproie, dite primitive au carnivore féroce le brochet, ce dossier essaie de faire un bilan de nos poissons d’eau douce, de la qualité de leur chair et des problèmes qui sont les leurs mais aussi les nôtres : pollution, surpêche, sauvegarde des espèces, biodiversité…

  
DossiersLes poissons d'eau douce
 

La pêche existe depuis que l'Homme sait que le poisson se mange ! Il a façonné des outils pour les pêcher, comme les harpons, dont nous avons trouvé des traces très anciennes. La faune aquatique est désormais moins abondante alors l'Homme travaille à la pisciculture, comme dans la région de la Dombes qui compte mille étangs !

Harpon Azilien, Mas-d'Azil, Muséum de Toulouse.© Didier Descouens CC BY-SA 4.0

Histoire de la pêche

L'un des rares sites, et des plus anciens, le Lazaret, près de Nice, permet d'affirmer que la faune aquatique marine de l'Acheuléen était presque similaire à celle d'aujourd'hui : abondance de cabillauds, morues, merlans, très faible nombre de daurades, brème de mer, indices d'un climat plus froid.

Vue aérienne de la Dombes, où la pisciculture est très importante. © Didier Halatre licence Creative Commons Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 3.0 Unported

Ce sont les Magdaléniens (18.000/11.500 ans) qui ont inventé et utilisé les harpons, taillés dans des bois de rennes. La base est souvent perforée pour y passer une ligne. Les Aziliens, qui leur succèdent, conserveront ces harpons taillés dans des ramures de cerf élaphe, le renne ayant disparu de ces contrées à la fin du climat glaciaire.

Outils préhistoriques pour la pêche : des harpons. © Domaine public

Il n'y a donc pas de raisons que ces Hommes ne profitent pas des poissons de rivières ou d'étangs : il y avait en Europe de l'Ouest une faune de poissons d'eau froide bien sûr, mais sans doute plus abondante qu'aujourd'hui...

Dans la Dombes au Moyen Âge

Les étangs, très nombreux (plus de mille), sont d'origine humaine. Ils ont été creusés par les moines, mettant à profit les dépôts d'argile morainiques. En particulier, leur profil est maîtrisé et déterminé par le type de pêche : les étangs de la Dombes présentent une très légère pente, permettant à l'eau de s'écouler lentement et régulièrement vers l'émissaire, le« thou » lors de leur vidange à l'occasion de la pêche. Ils permettent une pisciculture importante depuis longtemps. L'alternance assec-évolage est une particularité culturelle et culturale locale, où culture céréalière et élevage du poisson sont intimement associés.

La Dombes abrite à elle seule près de 18 % de la surface nationale des étangs exploités. Ces piscicultures extensives produisent 21 % de la production piscicole nationale (1.600 t) dont :

La moitié de la production est destinée au marché et l'autre au repeuplement des étangs par les sociétés de pêche. On constate aussi le développement de l'élevage de truites et une multiplication des étangs et lacs consacrés à la pratique de la pêche à la mouche. Cette économie a été perturbée en 2006 par l'apparition du virus Influenza H5N1HP dans la région, qui a justifié une interdiction d'approcher les berges, ce qui a empêché certains pisciculteurs de travailler.