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Dossier - Energie, transports, climat
DossierClassé sous :développement durable , climatologie , énergie

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L'énergie et les transports sont au centre des paradoxes de développement durable : tous deux sont indispensables au développement et à la croissance socio-économique ; mais leurs évolutions actuelles vont de paire avec des risques inacceptables pour l'humanité : l'épuisement des ressources naturelles non renouvelables (notamment des combustibles fossiles), la dégradation de l'environnement (notamment atmosphérique), et l'accroissement de la fracture entre pays riches et pays pauvres, en terme d'accès aux services énergétiques.

  
DossiersEnergie, transports, climat
 

Une insuffisance de l'accès universel aux services énergétiques : l'écart se creuse entre pays riches et pays pauvres : En Afrique, la consommation énergétique par habitant a à peine augmenté au cours des années 1990 et représente toujours moins de 10 % de la consommation moyenne par habitant en Amérique du Nord. Par ailleurs, nombre d'Africains et d'Asiatiques n'ont pas d'accès à l'énergie commerciale, et dépendent donc des ressources traditionnelles de la biomasse. La distribution des ressources énergétiques est encore moins équitable si l'on considère uniquement l'énergie électrique : pour la consommation électrique rapportée à l'habitant, il existe un rapport de 1 à 100 entre les pays les moins développés (83 kWh par habitants) et la moyenne des pays de l'OCDE (8053 kWh).

Une forte inégalité dans la consommation d'énergie primaire commerciale : elle a connu, au niveau mondial, une augmentation de près de 10 % sur la période 1992 - 1999, mais n'a pas été répartie équitablement entre pays. Les pays en transition de l'Europe centrale et l'ex-Union Soviétique ont vu leur consommation énergétique chuter de 35% entre 1990 et 1998, alors que celle des pays de l'OCDE progressait de 1,4% par an.

Une rapide croissance de la demande énergétique des pays en développement: elle représentait 30 % en 1998 de la consommation énergétique mondiale, contre seulement 13% en 1970.

Les transports : un secteur loin d'être durable : Le secteur des transports représente 25 % de la consommation mondiale d'énergie commerciale, et utilise la moitié du pétrole produit dans le monde.

La combustion de combustibles fossiles par les secteurs de l'énergie et du transport, en produisant du gaz carbonique (CO2), est la principale cause du réchauffement climatique.

L'approvisionnement énergétique de la planète repose à 89% sur les énergies fossiles: le pétrole comptait en 1999 pour plus de 40 % de la consommation d'énergie primaire mondiale, contre 25 % pour le charbon et 24 % pour le gaz naturel : les productions d'électricité nucléaire, hydraulique et alternatives (géothermique, solaire,..) représentant respectivement 7,6 %, 2,7 % et 0,7 %. Les transports couvrent leurs besoins énergétiques à 95% par le pétrole. Ce sont les pays industrialisés qui sont les principaux responsables du CO2 émis par les transports , à concurrence de 57 % des émissions mondiales, dont 32 % proviennent d'Amérique du Nord.

L'énergie et les transports à l'origine de nombreuses dégradations de l'environnement local : Hormis les pollutions atmosphériques liées à la combustion de l'énergie et des combustibles, la production et la distribution de l'énergie ont des impacts environnementaux significatifs, dépendant de la filière : impacts écologiques des grandes infrastructures hydroélectriques (barrages), impacts paysagers et magnétiques des réseaux de distribution, impacts des déchets des centrales nucléaires... De même, le secteur des transports est à l'origine d'émissions gazeuses responsables des pollutions plus locales (particules, plomb, oxydes d'azote et de souffre, composés organiques volatiles) dont les effets sont néfastes pour l'environnement et la santé, sans parler des conséquences préjudiciables en terme de bruit et d'occupation des sols, en terme de risques ou en terme de dommages sociaux (accidents, congestion). L'augmentation de la demande mondiale d'énergie primaire est, pour l'instant majoritairement couverte, par des énergies à effets environnementaux majeurs : à 75 % par le pétrole, 18 % par l'énergie nucléaire pour la période 1992 - 1999... contre seulement 6 % par des énergies renouvelables.