Avec l’augmentation globale des températures, les zones montagneuses connaissent de moins en moins d’épisodes neigeux mais de plus en plus de pluies diluviennes. Une évolution des précipitations qui rend les montagnes très vulnérables au changement climatique et induit une hausse des catastrophes naturelles dans ce milieu fragile.


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    Il est désormais évident que le changement climatiquechangement climatique est responsable de plus en plus d'événements climatiques extrêmes : sécheresses, mais également ouragans ou pluies diluviennes. L'impact serait cependant encore plus fort dans les régions montagneuses, où les chutes de neige seraient remplacées par de la pluie, du fait de l'augmentation des températures.

    Un changement qui aurait des conséquences importantes dans cet environnement particulier. En effet, les montagnes, si elles sont faites pour accueillir d'importantes quantités de neige, s'avèrent en revanche très vulnérables aux précipitations extrêmes.

    15 % de pluie en plus pour chaque degré supplémentaire

    Un article publié dans la revue Nature annonce ainsi qu'une augmentation d'un seul petit degré de la température globale induit une augmentation de l'ordre de 15 % du volumevolume de pluie dans les zones de haute altitude. De plus, cette hausse des précipitations ne serait pas répartie uniformément au cours de l'année. On assisterait plutôt à des événements extrêmes marqués par des pluies diluviennes s'abattantabattant de façon localisée durant quelques heures ou quelques jours. Des conditions qui favorisent la survenue de dramatiques inondations, l’érosion des sols, les glissements de terrains et autres coulées de boue très dévastatrices. Un quart environ de la population mondiale vit en région montagneuse ou au pied des reliefs. De nombreux habitants se retrouveront de plus en plus confrontés à la survenue de catastrophes naturellescatastrophes naturelles.

    Les montagnes de l’ouest américain plus vulnérables

    Si toutes les chaînes de montagnes sont concernées par cette évolution, certaines semblent cependant plus à risque de subir des précipitations extrêmes d'ici la fin du siècle. C'est le cas des montagnes d'Amérique du Nord situées sur la côte pacifique, comme les Cascades et la Sierra Nevada. Au contraire, les Rocheuses ou les Alpes seraient moins sévèrement impactées. Cette différence serait liée au fait que les montagnes de l'ouest américain connaissent actuellement des températures tout juste inférieures à 0 °C. Elles seraient donc beaucoup plus sensibles à une petite évolution de la température -- faisant basculer les précipitations d'un état de neige à celui de pluie -- que des montagnes connaissant des températures habituellement plus basses.

    Les auteurs de l'étude espèrent que ces nouvelles données seront intégrées aux modèles climatiquesmodèles climatiques des zones montagneuses et mettent en avant l'urgence de développer des équipements spécifiques dans ces régions afin de protéger les populations contre l'augmentation des risques naturels qui accompagneront inévitablement cette évolution des précipitations.