Mélange à haute température (plusieurs centaines de degrés Celcius) de gaz volcaniques, de vapeur d'eau et de particules solides (fragment de lave, de scorie, de ponces, de lithiques…), relativement dense, qui s'écoule à grande vitesse (au départ à plusieurs centaines de km/h) au voisinage du sol, fortement soumis à la gravité et guidé par la topographie avec un flux plutôt laminaire. Ce type d'écoulement résulte souvent de l'effondrement d'un panache volcanique.
La coulée pyroclastique est un des deux régimes explosifs principaux, avec la colonne plinienne. Dans ce cas, la colonne ne peut incorporer de grandes quantités d'air : le mélange reste plus lourd que l'air, ne monte qu'à quelques kilomètres au-dessus de la bouche éruptive et finit par retomber au sol, alimentant des coulées denses de fragments et de gaz qui dévalent les pentes du volcan.
Les coulées pyroclastiques sont bien plus dangereuses que le cas Plinien. Le mélange volcanique est concentré et canalisé par les vallées : il s'écoule à grande vitesse sur des hauteurs qui peuvent atteindre quelques centaines de mètres, dévastant tout sur son passage.
Ces deux régimes sont bien définis, mais les choses sont plus compliquées en pratique. Les éruptions passent parfois de l'un à l'autre (comme la très célèbre éruption du Vésuve en l'an 79 de notre ère) et sont souvent dans un régime intermédiaire où les deux types d'écoulement coexistent. C'est d'ailleurs ce qui rend ces éruptions particulièrement dangereuses...