Le "laboratoire des technologies persuasives" de l'université de Stanford (Etats-Unis) a créé une discipline : la captologie, qui consiste à "étudier, concevoir et analyser des produits informatiques destinés à modifier les attitudes ou les comportements des individus".
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Les exemples vont de la conception d'outils ou de sites destinés à motiver les fumeurs décidés à arrêter ou à prévenir les grossessesgrossesses adolescentes, aux messages incitant les utilisateurs de sharewaressharewares à payer pour leur utilisation, en passant par le dispositif d'évaluation des utilisateurs d'eBay par leurs pairs. Un blogblog recense des exemples récents (parfois plutôt inquiétants), ainsi que les interventions des membres du laboratoire. Un autre site se concentre sur leurs réalisations dans le domaine de la "crédibilité" des sites webweb.

Dans le même ordre d'idées, le laboratoire technologique d'Accenture teste à Sophia Antipolis un "miroir" qui vous restitue une image future de vous-même, en fonction de votre hygiène de vie. Si vous mangez mal et prenez trop peu d'exercice, l'ordinateurordinateur situé derrière l'écran-"miroir" vous fera grossir, si vous buvez trop il vous fera le visage bouffi. Cette expérimentation fait partie d'une série de travaux autour des concepts de "suivi prédictif" et d'"applications émotionnellement intelligentes", scénarisés autour de la maison, de l'entreprise, du commerce... Ramit Sethi, du laboratoire de captologie, réfléchit aux implications d'un tel projet : s'agit-il simplement de design, ou bien d'autre chose ? Qui peut programmer ce miroirmiroir, et à quelles fins ? Peut-on imaginer que son miroir communique avec ceux de ses amis ? Sethi conclut par un rappel à l'éthique qui traverse la plupart des textes des "captologues" et laisse pensif : certes, il vaut mieux éviter que ces méthodes soient utilisées à de mauvaises fins ; mais qui décide qu'une fin est "bonne" ?