Pour le moment, 200.000 photos d’espèces de serpents et d’araignées présents en Australie composent la base de données de l’application. © Lichtpuenktchen, Pixabay
Tech

Voici le « Shazam » des araignées et des serpents

ActualitéClassé sous :smartphone , intelligence artificielle , serpent

-

Semblable à Shazam dans l'esprit, cette application utilise une IA pour reconnaître les animaux jugés comme dangereux en Australie. Spécialisée dans l'identification des serpents et araignées, elle se veut pédagogique afin de rassurer les visiteurs sur une faune pas aussi venimeuse que l'on peut croire.

Après Shazam pour identifier un titre musical via le micro du mobile, Pl@ntaNet pour reconnaître les plantes à partir de son appareil photo, ou encore Google Lens, voici Critterpedia, une application capable d'identifier les araignées et les serpents. Pourquoi limiter l'application à ces deux espèces ? Parce que l'application provient d'Australie où l'on compte 2.000 variantes d'araignées et 170 espèces de serpents. En prenant l'animal en photo avec le smartphone, l'application permet de savoir s'il est dangereux ou pas, à condition, bien entendu, de pouvoir s'en approcher. Pour le moment le système n'est disponible qu'en version test.

Pour les deux créateurs, Murray et Nic Scarce, soutenus et épaulés par le CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation), Critterpedia permet de lever les craintes des visiteurs sur cette faune abondante. Ils ont pu constater que malgré l'omniprésence de serpents, seuls deux décès par an ont lieu suite aux morsures. Seulement une centaine de cas nécessitent l'utilisation d'un sérum antivenin. Il s'agit donc essentiellement de rassurer les voyageurs face à cette faune qui s'avère plus menaçante dans l'imaginaire qu'en réalité.

Une base de données de 200.000 photos

Avec le cliché d'un serpent ou d'une araignée, l'identification se fait grâce une analyse descriptive de la photo et sa comparaison dans une base de données enrichie de centaines de photos. En tout, il y a pour le moment plus de 200.000 photos de cette faune. C'est justement sur la constitution de cette base que les deux développeurs planchent. Plus elle est riche et plus l'intelligence artificielle qu'ils ont mise au point s'entraîne et devient performante. Les développeurs ont également conçu des outils pour classer de façon pratiquement automatique les photos et faciliter le croisement des sources.

Dans l'avenir, l'application va également exploiter d'autres informations, notamment le relevé GPS ou encore enrichir la base de données à partir des photos prises par les utilisateurs. Pour le moment en phase de test, l'application ne fonctionne que pour cette faune australienne. Sa méthode et son IA pourraient bien être dupliquées pour identifier des espèces jugées menaçantes dans d'autres pays.

Cela vous intéressera aussi
Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour. Toutes nos lettres d’information

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !