Planète

Découvrez le lynx, ce prédateur secret du Jura et des Vosges

VidéoClassé sous :zoologie , lynx , tour de France de la biodiversité

Le lynx boréal est sans doute le plus discret des chasseurs. Ce gros chat de 1,35 m de longueur a été protégé et parfois réintroduit dans plusieurs pays d'Europe. En France, il est présent dans le Jura et les Vosges. Il s'attaque à toutes sortes de proies, avec une préférence pour le lapin mais peut aussi s'en prendre à des animaux d'élevage. © Muséum national d'histoire naturelle

Lorsqu'on le voit, on le reconnaît immédiatement. Ce puissant félin se fait remarquer par les touffes de poils qui prolongent ses oreilles. Son allure est particulière, avec une haute taille (75 cm au garrot) et des pattes arrière musclées, adaptées à la marche dans la neige profonde. Cependant, en général, on ne le voit pas ! Cet animal de 1,35 m de longueur est en effet extrêmement farouche et, à la manière du chat, sait très bien se faire discret.

Plusieurs espèces (et sous-espèces), regroupées dans le genre Lynx, sont présentes dans une large partie de l'hémisphère nord, de la Sibérie à l'Amérique en passant par l'Europe. Son habitat préféré est la forêt. En Europe, le lynx boréal Lynx lynx) avait presque disparu au XXe siècle, essentiellement à cause de la régression de son espace vital. Animal solitaire, le lynx a besoin de vastes territoires, un seul mâle pouvant s'approprier une réserve de chasse de 150 à 200 km2.

L'extension des régions agricoles et urbaines, avec des forêts découpées par des voies de circulation, a considérablement réduit les populations. Depuis les années 1970, de nombreux pays ont entamé des mesures de protection et de réintrocuduction, et les effectifs augmentent lentement. En France, il en existerait de 100 à 150 (chiffres 2012), selon Éric Marboutin, chef de projet à l'ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage).

Ce bon chasseur, qui nage, saute et court vite (mais pas longtemps), s'attaque à de nombreuses proies. Grand amateur de lapins, il s'intéresse aussi au chamois ou au chevreuil, mais aussi à des animaux d'élevage. © Muséum national d'histoire naturelle