Expert Planète

Sylvain Lefebvre

Guide photographe naturaliste

Classé sous :zoologie , naturaliste , amazonie
En France, le lien qui nous unit aux forêts tropicales reste flou et, pour la plupart d'entre nous, ces forêts sont trop lointaines pour qu'on y prête attention. Mais le café ou le chocolat que nous buvons chaque matin, le caoutchouc de nos pneus et de nos bottes, la plupart de nos épices alimentaires, une grande partie de nos médicaments, nos plantes ornementales ou encore nos salons de jardin ont une origine liée aux milieux tropicaux...pour le meilleur ou pour le pire. La forêt tropicale n'est certainement pas le poumon de notre planète (ce sont surtout nos océans !), mais elle régule notre climat, stocke nos émissions de CO2, nous nourrit, nous soigne. Cette biodiversité, dont nous ne connaissons pas les 80%, est tout simplement notre assurance-vie. C'est une malle au trésor à peine ouverte, que nous devons protéger et offrir à nos enfants, car la France, elle aussi, possède des forêts tropicales... L'existence de site de diffusion tels que Futura-Sciences ont un rôle majeur pour nous relier à cet univers si éloigné en apparence. Le cinéma peut nous plonger dans des mondes aussi extraordinaires que celui du film Avatar, par exemple, mais aujourd'hui, grâce à Futura-sciences, vous voilà dans un monde tout aussi passionnant, mais bien réel : les forêts tropicales d'Amérique !
Sylvain Lefebvre, Guide photographe naturaliste

Biographie

1 - Formation :

- 2005 : Licence professionnelle de biologie - guide naturaliste. Université d'Orsay (91).
- 2003 : DEUG Sciences de la Vie. Université d'Orsay (91).
- 2000 : Baccalauréat, série S, option écologie et agronomie. Lycée agricole, Igny (91)

2 - Expériences Professionnelles et associatives 

- Depuis Mai 2011 : Assistant chef de produit pour le tour-opérateur Terres Oubliées (35). Création, commercialisation et encadrements de voyages d'observation et de photographie animalière.
- 2009-2010 : Guide naturaliste. Accompagnateur de voyages au Costa Rica et Madagascar (séjours naturalistes et photographiques). Tour-opérateur Escursia, Terres Oubliées.
- Fév. 2008 - Juil. 2009 : Médiateur scientifique. Animations scolaires et grand public : géologie, astronomie, biologie, mathématiques et divers thèmes autour du développement durable. Espace des Sciences (35).
- 2006 - 2007  2009 - 2010 : Reporter éco-volontaire en Amérique latine. Volontariats en conservation animale et éducation à l'environnement, reportages photographiques sur la biodiversité des forêts tropicales.
- Juil.- Aout 2008 : Éducateur scientifique. Conception et encadrement d'ateliers et de sorties scientifiques (biologie et géologie) ; responsable d'équipe en centre de séjour. Objectif Sciences (63).
- Aout 2005 : Projet photographique à Madagascar : reportage animalier suivi d'actions de sensibilisation sur la préservation des milieux tropicaux. Lauréat du Défi Jeunes 2005.
- Fév- Juin 2005 : Animateur nature. Conception et animation de sorties naturalistes. PNR du Vexin français (95).
- De 2003 à 2006 : Soigneur animalier et animateur en parc zoologique (éco-volontariats, stage universitaire) « La Vallée des Singes » (86) ; «Le village des tortues » (83) ; « Les félins d´Auneau » (28).

3 - Langues et informatique

Espagnol : Courant. Deux années en Amérique latine, 2006/2007 et 2009/2010 Anglais : Lu, écrit, parlé. Informatique : Bureautique, Internet, Photoshop CS3.

3 - Centres d'intérêt  

- Vie associative 

Fondateur et président de l'association « Exode Tropical » (créée en novembre 2004). Découverte et préservation de la biodiversité en milieu tropical : www.exode-tropical.com

- Photographie

Photographe de l'agence « Naturimages » (nature et environnement).

- Secourisme

Titulaire du diplôme « Prévention et Secours Civique » (mise à jour de l'AFPS) ; déc. 2007.

- Sports

Randonnée, course à pied, basket-ball.

- Voyages

Amérique latine, Chine, États-Unis, Canada, divers pays européens.

Métier

Il est à peine six heures du matin. Nous pourrions être au Costa Rica, en Amazonie équatorienne, dans le Chiapas mexicain ou peut-être même dans n'importe quelle forêt humide du monde pour un néophyte.

D'un rythme soutenu, le soleil s'élève sur une étendue de verdure qui n'a de fin que l'horizon. Les premiers rayons de lumière éclaboussent une mer végétale qui peine à se défaire des épais nuages d'humidité qui se reposent encore sur elle. Comme chaque matin depuis des millions d'années, la chaleur prévient de son arrivée expéditive et l'atmosphère est gorgée d'eau.

Hoazin huppé (Opisthocomus hoazin) © Sylvain Lefebvre

Pour donner le coup d'envoi de cette nouvelle journée, les singes hurleurs sont les mieux placés. Leur concerto de cris surpuissants et effrayants se répand sur des kilomètres : un réveil qui fait bondir la première fois, mais dont on ne se lasse plus. Toucans à carène, amazones poudrées, cassiques de Montezuma apportent enfin un peu de grâce au fond musical. Un relent de moisi finement perceptible témoigne de la moiteur de l'air ambiant. Il ne pleut pas, mais les gouttes qui ruissellent le long des troncs et se laissent tomber des feuilles rappellent que la dernière averse n'est pas si lointaine. A tout moment, la pluie peut nous rincer de nouveau.

Nous voilà donc debout, dans un sous-bois qui peine à s'illuminer. Après un petit déjeuner souvent à base de riz (rien de tel pour faire le plein d'énergie), il faut ensuite préparer son sac pour le terrain. La faune étant active aux heures fraiches de la journée, il est préférable de commencer la journée très tôt : notre départ se fait vers 6h. La matinée se résume à trois ou quatre heures de recherche sur le terrain : coatis, atèles, agoutis, basilics, iguanes, dendrobates, perroquets, morphos, néphiles, phasmes....dans cet éventail éclectique d'espèces insolites, les surprises sont quotidiennes.

Vers 11h, la chaleur devient trop suffocante et la faune tend à se dissimuler davantage : c'est le repos de guerriers avant une nouvelle sortie d'observation entre 16 et 18h, avec le retour d'une fraicheur un peu plus supportable.

Enfin, la nuit tombe : un nouveau monde s'offre au naturaliste. Les balades nocturnes sont sans aucun doute les meilleurs moments pour observer la faune : admirer les espèces qui dorment, plus ou moins cachées, (colibris, lézards, papillons-chouette, serpents-liane, etc... ) mais surtout ceux qui se réveillent pour partir en quête de nourriture ou d'un partenaire pour la reproduction : rainettes arboricoles, insectes de toutes sortes, kinkajous, mygales, etc...

Entre 22h et minuit, nous finissons en général la journée à bout de force!!