Les travaux de Jacqueline GoyJacqueline Goy vont changer d'orientation en 1983, date à laquelle l'Unesco lance un programme international de recherche financé par le plan des Nations-Unies pour l'environnement, ayant pour cible une habitante de la Méditerranée : Pelagia noctiluca.

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Une pélagie - Pelagie noctuluca - photo prise sur la côte sud Sarde (Italie). © Hans Hillewaert - CC BY-SA 4.0

Le but : comprendre et éventuellement prévoir les fluctuations de cette méduseméduse dont les pullulations impressionnantes interpellent les scientifiques et inquiètent les baigneurs qui la craignent pour ses piqûres urticantesurticantes. « Je n'avais jamais travaillé sur des méduses aussi grosses ! », rapporte-t-elle. Cela ne l'empêchera pas de se démener pour faire bénéficier un thésard du financement et du sujet, dont elle avait déjà perçu la problématique qui consiste à se rapprocher des études menées sur les courants marins... « Les océans représentent plus de 75 % de la planète, donc quand on travaille sur un organisme marin, on ne peut pas rester seul dans son coin ! On est forcément amené à prendre en compte les phénomènes hydrologiques, de qualité d'eau, de salinitésalinité... », s'anime Jacqueline Goy.

C'est ainsi que Pierre Morand, pris en charge par le laboratoire de Villefranche découvre que les fluctuations de Pelagia ont une périodicité de 12 ans. Depuis, l'équipe travaille toujours sur ce phénomène de fluctuations sur le long terme et le thème s'est même élargi à tout le système marin, comme la modification de l'eau de mer, des alguesalgues du phytoplanctonphytoplancton, du zooplanctonzooplancton...