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Bicep2

DéfinitionClassé sous :inflation , Background Imaging of Cosmic Extragalactic Polarization , BICEP
À environ un kilomètre du pôle Sud, les radiotélescopes Bicep2 (à gauche) et South Pole Telescope (à droite) permettent à l'humanité de plonger son regard dans la nuit des temps, aux origines de l'univers observable, lorsque les atomes et peut-être même les particules de matière n'existaient pas encore. Au fond à gauche, on voit une autre expérience, IceCube, qui sonde les arcanes du cosmos, mais à l'aide de neutrinos et non de photons. © Steffen Richter, université Harvard

Bicep2 est un instrument de deuxième génération situé au pôle Sud et qui a remplacé Bicep (Background Imaging of Cosmic Extragalactic Polarization). Leur but consistait à mesurer la polarisation du rayonnement fossile dans une petite région de la voûte céleste de l'hémisphère sud que l'on appelle le southern galactic hole dans l'espoir d'y détecter les modes B prédits par la théorie de l’inflation.

Le radiotélescope Bicep2 est situé dans un bâtiment bleu, à droite d'un autre radiotélescope, le South Pole Telescope, visible au tout début de cette vidéo. C'est Jonathan Kaufman, doctorant à l'UC San Diego à l'époque où cette vidéo a été prise qui donne des explications. Les bolomètres de Bicep2 sont refroidis avec de l'hélium liquide qui s'évapore en quelques jours. Il faut donc périodiquement réalimenter le réfrigérateur équipant le radiotélescope. © Jeffrey Donenfeld, You Tube

Bicep2 et la détection des modes B

Les observations de Bicep2 ont été réalisées grâce à des bolomètres utilisant la technologie des transition edge sensor (TES) couplés à des Squid. Plus de 500 de ces détecteurs sont restés concentrés essentiellement sur 1 % du ciel pendant près de 600 jours d'observation répartis de 2010 à 2012.

Les membres de la collaboration Bicep2 ont annoncé le 17 mars 2014 qu'ils pensaient très probablement avoir détecté les modes B primordiaux du rayonnement fossile. Ils espéraient alors que ces modes avaient été produits au moment de la recombinaison, 380.000 ans après le Big Bang et qu'ils étaient la trace d'ondes gravitationnelles produites pendant la phase d'inflation de l'univers, environ 10-35 seconde après un hypothétique temps zéro.

Cependant, en février 2015, l'Esa et le CNRS ont mis fin au suspens en annonçant que les éléments détectés par les collaborations Planck et Bicep2/Keck n'étaient pas la trace d'ondes gravitationnelles.

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