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En vidéo : il y a 50 ans le président Kennedy promettait la Lune

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Le jeudi 25 mai 1961 le président américain John F. Kennedy lançait le programme Apollo lors d'un célèbre discours devant le Congrès.

JFK lors de son discours devant le Congrès le 25 mai 1961. © Nasa

L'année 1961 fut une date clé dans l'Histoire de la conquête spatiale, commencée quatre ans plus tôt avec la mise en orbite par les Soviétiques de Spoutnik, le premier satellite artificiel de la Terre. La création de la Nasa le 29 juillet 1958 ne fut qu'une pâle riposte américaine dans cette course de prestige en pleine guerre froide. Les Soviétiques continuèrent à prendre de l'avance et le 12 avril 1961 ils frappèrent un grand coup en faisant faire au lieutenant Youri Gagarine le tour de notre planète à bord d'une capsule Vostok 1 placée à 200 kilomètres d'altitude. Quelques jours plus tard, le 5 mai, l'astronaute américain Alan Shepard effectuait un saut de puce, s'élevant pendant 15 minutes à 186 kilomètres d'altitude à bord d'une fusée Redstone avant de redescendre dans sa capsule Mercury.

Exaspéré par ces camouflets à répétition qu'imposait la puissante Union soviétique, le président américain Kennedy décida de lancer un audacieux programme de conquête de la Lune qu'il révéla au cours d'un discours devant le Congrès le 25 mai 1961.

Extrait du discours de John Fitzgerald Kennedy le 25 mai 1961. © Nasa/YouTube

Des ambitions à l'échelle d'un pays 

« Notre nation doit s'engager à faire atterrir l'Homme sur la Lune et à le ramener sur Terre sain et sauf avant la fin de la décennie ». C'est par cette phrase célèbre que le président américain fixa l'objectif de tout un pays, reprenant au passage le concept de nouvelle frontière de l'espace qu'il avait déjà évoqué le 15 juillet 1960 lors de son discours d'investiture. Rappelant qu'il s'agissait avant tout de remporter « la bataille qui se joue à travers le monde entre la liberté et la tyrannie » John Fitzgerald Kennedy assura au Congrès que le pays possédait tous les talents nécessaires pour y parvenir à condition de prendre la décision de mobiliser les ressources nationales. Reconnaissant la longueur d'avance qu'avaient les Soviétiques, il rappela l'obligation pour les Américains de redoubler d'efforts et exhorta le Congrès à accorder des augmentations de budget pour les activités spatiales.

Le président américain était alors parfaitement conscient de ce que représentait la conquête de la Lune : « Aucun projet spatial dans cette période ne sera plus impressionnant pour l'Humanité, ou plus important pour l'exploration à long terme de l'espace, et aucun ne sera aussi difficile ou coûteux à réaliser ». Et Kennedy de proposer une série d'étapes pour atteindre cet objectif ambitieux : accélérer le développement d'un véhicule spatial lunaire approprié, développer les boosters complémentaires à combustibles liquides et solides beaucoup plus gros et entreprendre parallèlement un programme d'explorations automatiques.

Le président américain ne put suivre que le début de ce grand projet ; il fut assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas, moins de six ans avant que son rêve ne se concrétise en juillet 1969 avec Apollo 11.