Santé

Cellule souche pluripotente induite

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Les cellules souches pluripotentes induites colorées en rose. © Nature methods

Par opposition aux cellules souches embryonnaires (CSE), les cellules souches pluripotentes induites (ou CSPi) ont pour origine une cellule adulte somatique, redevenue pluripotente grâce à l'action de facteurs de croissance et de facteurs de transcription.

Ces CSPi ont d'abord été obtenues à partir de cellules de souris (2006), et par la suite à partir de cellules humaines (2007).

Ces cellules sont très étudiées pour leur rôle potentiel dans le traitement de maladies génétiques, de cancers, ou dans le remplacement d'organes.

Production des cellules souches pluripotentes induites

Les cellules souches pluripotentes induites ont été créées pour la première fois chez la souris en 2006 par une équipe de chercheurs japonais dirigés par Shinya Yamanaka, qui a reçu pour cette performance le prix Nobel de médecine 2012.

Après extraction de fibroblastes (cellules de la peau) de rongeurs, ils ont activé à l'aide d'un rétrovirus quatre gènes clés, nommés Oct-3/4Sox2c-Myc et Klf4. Trois à quatre semaines plus tard, ces cellules devenaient pluripotentes.

La performance a été reproduite chez l'Homme en novembre 2007.

Depuis, d'autres techniques de production ont été développées, que ce soit avec des agents imitant les facteurs de transcription, de nouveaux vecteurs viraux, de l'ARN ou encore de l'induction de gènes.

Comparaison avec les cellules souches embryonnaires

La médecine régénérative a besoin de cellules souches pour restaurer ou reconstruire des organes ou tissus. Les deux principaux candidats sont les cellules souches embryonnaires et les cellules souches pluripotentes induites.

Les CSE sont les premières à avoir été découvertes. Elles proviennent de l'embryon et nécessitent sa destruction pour être extraites. De ce fait, elles présentent des problèmes éthiques.

Les cellules souches pluripotentes induites, elles, ne nécessitent qu'un prélèvement de petits morceaux de peau. De plus, elles comportent l'ADN du patient et peuvent facilement être réinjectées. Cependant, par les modifications génétiques induites, ces CSPi sont plus susceptibles de former des tumeurs. Ainsi, à l'utilisation, elles sont pour l'instant plus risquées que les CSE.

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