Carte mondiale des températures de surface pour le mois de juillet 2010. Crédits Nasa & Robert Simmon / GISS

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Un été 2010 exceptionnellement chaud selon les données spatiales

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L'été 2010 aura été marqué par des évènements météorologiques d'une rare violence qui ont affectés de nombreuses régions de la planète. La carte mondiale des températures pour le mois de juillet permet de mieux comprendre la répartition de ces catastrophes naturelles.

L'analyse des températures mondiales pour le mois de juillet 2010 montre qu'il s'agit d'un des trois mois les plus chauds depuis les années 1950. La température moyenne à la surface du globe a été de 0,55 degré au-dessus de la moyenne historique du XXIe siècle, calculée de 1950 à 1980. Selon l'intensité du phénomène la Niña, qui débute dans l'océan Pacifique, 2010 pourrait être l'année la plus chaude depuis 130 ans !

Les données fournies par le Goddard institute for space studies (GISS) de la Nasa a permis de reconstituer une carte (voir au bas de l'article) qui met en évidence pour le mois de juillet les anomalies de température de surface par rapport à la moyenne de référence (1950 à 1980). En rouge, les températures supérieures à la normale. Celles qui sont inférieures le sont en bleu. Les zones grises correspondent à une absence ou une insuffisance de données.

Evolution de la température mondiale depuis 1880. © GISS

En détails, cela donne une température moyenne en Europe orientale, supérieure de 5 degrés aux moyennes historiques. L'Est des États-Unis a également connu une vague de chaleur inhabituelle mais pas aussi grave que dans certaines parties de l'Eurasie. D'autres régions de la planète, comme le Groenland et le nord-ouest du Pacifique, ont dû composer avec des températures très élevées.

En revanche, d'autres régions du globe ont connu des températures plus basses que la normale, notamment en Asie centrale et en Amérique du Sud. Des pays comme l'Argentine ont été confrontées à des vagues de froid sans précédent avec d'abondantes chutes de neiges et des températures diurnes négatives. Enfin, dans la majeure partie de l'Antarctique orientale, les températures ont été inférieures à la normale, même si la péninsule a connu, elle, un épisode moins froid.

La canicule en Russie, la mousson au Pakistan, les pluies diluviennes en Chine et les fortes chutes de neige en Argentine sont les événements météorologiques marquants de cet été. Pour les experts du GISS, il est difficile, voire réducteur, de les relier au seul réchauffement climatique. A l'échelle d'un mois ou d'une saison, des conditions météorologiques particulières sont toujours imprévisibles. Une explication pragmatique serait que l'augmentation des températures moyennes se traduit par un risque plus élevé de vagues de chaleur qui, mécaniquement, augmentent le taux d'évaporation et la quantité d'eau dans l'atmosphère. Et cette eau doit bien finir un jour ou l'autre par retomber au sol en plus ou moins grandes quantités.