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Recherche squelette fossilisé d'iguanodon à la frontière russo-chinoise

C'est dans le cadre d'une campagne de fouilles dans le gisement de Blavoveschensk, à la frontière russo-chinoise, sur les bords du fleuve Amour, que le Musée des sciences naturelles de Bruxelles a lancé une invitation à 10 paléontologues amateurs. Parmi eux, des seniors épris d'inconnu.

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Ils se sont envolés vers le sud-est de la Russie le 1er juillet. Objectif : ramener le squelette fossilisé d'un iguanodon. Nous avons rencontré quelques membres de l'équipe.

Qui sont ces seniors ? Ne craignent-ils pas le climat humide de la région ? Pourquoi partent-ils à l'autre bout du monde ? Quelle sera leur réaction face aux jeunes loups de la paléontologie ? Leurs témoignages sont étonnants. Tous adorent évidemment le voyage, la découverte, l'aventure. Mais ont-ils les compétences pour fouiller la terre et respecter les ossements fossilisés de dinosaures qui seront découverts sur place ?

Pascal Godefroit est un jeune paléontologue belge, mais sa réputation a largement dépassé nos frontières. C'est lui qui dirige la mission en Russie. Sa réponse : « N'oubliez pas que la plupart ne sont pas des novices. Ils ont beaucoup lu sur le sujet. Je leur fais totalement confiance : ils participent aux fouilles. Il n'y a aucune discrimination entre les pros et les amateurs, mais ces derniers sont naturellement sérieusement briefés

Gilbert Baeke, 62 ans, de Wezembeek-Oppem, instituteur à la retraite, se réjouit de partir. «Il y a le côté aventure qui m'attire. Imaginez un peu ! C'est vraiment l'autre bout du monde. L'autre jour, je regardais la mappemonde. Eh bien ! la distance entre Bruxelles et l'Afrique du Sud est identique à celle qui sépare Moscou du sud-est de la Russie et Blagoveschensk où nous nous rendons

Par trois fois ces derniers mois, il s'est rendu à Bruxelles aux réunions du Muséum des sciences naturelles. Cela a-t-il été bénéfique ? « C'était surtout agréable de faire la connaissance des autres membres du groupe. Les quelques heures de cours de russe n'avaient qu'un intérêt anecdotique, néanmoins nous avons appris à lire le cyrillique et les mots les plus couramment employé par les Russes, comme métro, clinique ou au revoir. Qui sait ? Peut-être cela nous sera-t-il utile quelque part au fin fond de la Russie. »


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