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Les Mongols

On connaît très peu de choses sur les Mongols avant le XIIème Siècle. Certains historiens pensent que les tribus mongoles étaient constituées simplement de nomades éleveurs de rennes qui ont émigré vers le sud en provenance de la région Transbaïkale jusqu'aux steppes de la Mongolie que l'on connaît aujourd'hui.

Page 7 / 8 - Le mode de vie Sommaire
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  • Habitat


Les Mongols nomades habitent dans des Ghers appelées aussi Yourtes (terme turc). Les ghers sont constituées d'un treillis de bois (la Quana) disposé en un cercle de 5 à 10 m de diamètre qui soutient un faisceau de lattes sur lesquelles sont déployées plusieurs couches de couvertures en feutre jusqu'à la grande toile finale isolante du froid, du vent et de l'humidité. En haut de la structure se trouve le toit en forme de coupole avec une ouverture au milieu qui s'ouvre et se ferme.

A l'entrée, on peut découvrir une porte en bois de couleur et d'inscriptions différentes selon les familles.

A l'interieur, les couleurs sont vives et chaleureuses et tout a un emplacement bien déterminé, les objets comme les membres de la famille.


Au centre, près de la jonction centrale appelée Toghona nous trouvons un poêle rudimentaire qui réchauffe la Gher. Lorsque la famille nomade doit se déplacer, la Gher est démontée et transportée vers le prochain lieu de pâturage.

  • Alimentation

En raison du froid, les Mongols se sont tournés vers une alimentation riche en protéines et minéraux. La viande et les laitages sont les principaux ingrédients de la cuisine mongole. Les légumes et les fruits sont quasiment inexistants de la cuisine mongole. Le barbecue mongol est très réputé. Il s'agit de mélanger plusieurs sortes de viandes. N'oublions pas le tofu mongol introduit au Japon à partir du VIII e siècle et le fameux Yoghourt.

En ce qui concerne les boissons, le thé légèrement salé est très prisé ainsi que L'aïrak , un alcool réalisé avec du lait fermenté de jument.

  • Vêtements et costumes traditionnels

Les Mongols aiment porter des vêtements en soie ou en velours colorés qui sortent du grand morceau de tissus appelé le Deel porté en toutes circonstances, recouvert d'une veste plus ou moins chaude selon la saison. Par ailleurs, il existe une centaine de type de chapeaux différents en taille et en usage. Le chapeau usuel appelé louz sert en toute occasion. Il est recommandé de garder son chapeau sur la tête lorsqu'on entre dans le gher et celui qui reçoit se doit de porter également son chapeau. C'est une coutume de politesse.

Les bottes mongoles, appelées gutul sont larges et idéales pour faire du cheval. Les beaux costumes traditionnels sont ceux des femmes.

  • Le Naadam

Le Naadam est le festival multisports des Mongols qui a lieu chaque année au mois de juillet. Les entraînements ont lieu 2 mois avant l'ouverture du festival. On y trouve principalement de la lutte mongole, les courses de chevaux montés par des enfants âgés de 5 à 12 ans et les concours d'archers masculins et féminins.

  • Médecine mongole :


La médecine mongole utilise différentes espèces de plantes et quelques espèces animales pour sa pharmacopée. Cette médecine réputée en Asie est spécifique au territoire et a connu un très grand essor en 50 ans.

  • La naissance du conte chez les mongols

Il y a très longtemps, la terrible peste noire descendit de l'Asie Centrale et commença à envahir toutes les personnes de Mongolie. Des milliers de jeunes et de vieux moururent d'une mort rapide mais douloureuse. Les hommes et les femmes qui restèrent en bonne santé essayèrent de sauver leur vie. Courant dans tous les sens avec panique ils se crièrent les uns aux autres « nous devons nous échapper ! le destin décidera de notre sort ! ».

Parmi les malades, il y avait un petit garçon de dix ans appelé Tarvaa. Pendant des jours, le corps du petit garçon lutta contre la mort et finalement, affaibli et fiévreux, il perdit conscience. L'esprit de Tarvaa pensa que le garçon était mort. Il sortit de son corps et entama son voyage vers le monde souterrain.

Après maints obstacles, l'esprit arriva à la porte du Royaume et fut amené devant le Grand Khan. Celui-ci fut fort surpris de voir un esprit si jeune. Il demanda d'un air consterné : « pourquoi es-tu sorti de ton corps alors qu'il était toujours vivant ? Pourquoi es-tu ici dans mon Royaume ? » Tremblant de peur l'esprit répondit :" je vous demande pardon, Grand Khan, mais toute ma famille et mes amis qui sont restés dans ce monde passèrent au-dessus de mon corps et dirent que j'étais mort. Ensuite, ils sont partis en courant. Je n'ai pas attendu le terrible et dernier moment et me suis enfui de ce corps pour vous retrouver. »

Le Khan fut touché de la simplicité et de l'honnêteté de l'esprit de Tarvaa. Il dit à celui-ci très gentiment : " jeune esprit, ton heure n'est pas venue. Tu n'appartiens pas à mon monde. Tu dois retourner vers ton maître mais avant de partir, je voudrais t'offrir un cadeau. Tu peux choisir et prendre tout ce que tu veux dans mon Royaume. »


Le jeune esprit regarda autour de lui et aussi loin que ses yeux pouvaient voir, il n'apercevait qu'une chose et son contraire. Richesse et pauvreté, joie et tristesse, amour et haine, connaissance et oubli et beaucoup d'autres choses encore avec leur contraire. Il erra au milieu de ces trésors un long moment puis s'arrêta net devant une chose que Tarvaa appréciait par-dessus tout dans la vie. De manière hésitante, l'esprit pointa du doigt une chose qui était dans l'ombre et questionna le Grand Khan du regard. Celui-ci acquiesça avec un large sourire. Voici comment le don de raconter des contes et légendes est né.

L'esprit revint dans son corps et tout au long de sa vie Tarvaa voyagea aux quatre coins de la Mongolie et raconta de magnifiques contes et légendes de tous les pays à son peuple.

  • Les femmes dans la société mongole

Les relations entre hommes et femmes ont été perturbées depuis la révolution industrielle qui a détruit les structures traditionnelles des communautés mongoles. La société mongole du XIIe siècle reposait sur le pouvoir politique des hommes. Cependant ce serait une grave erreur d'en déduire que cette société masculine négligeait le pouvoir et la sagesse des femmes. En fait, les hommes avaient une très haute considération des femmes et de leur pouvoir. Ainsi, il était opportun pour un homme d'épouser une femme plus âgée que lui car il pouvait compter sur sa sagesse et sur ses précieux conseils qu'il ne manquait pas d'écouter. Un homme qui n'écoutait pas les conseils de son épouse était considéré comme quelqu'un d'immature.


Gengis Khan lui-même prenait toujours conseil auprès de son épouse tatare appelée Yesui et lorsque celle-ci lui indiqua qu'il était temps pour lui de désigner son successeur, le Khan dit à un de ses aides : " même si elle est une femme, Yesui a tout à fait raison ».

Les femmes mongoles avaient le droit de divorcer si leur mari ne leur convenait pas et le droit également de bénéficier de l'héritage de leur époux. Cependant, elles devaient être fidèles. Avant Gengis Khan seul l'adultère féminin était puni de mort. Le Khan changea cette loi afin qu'elle soit équitable et l'appliqua également pour les hommes. Bien que les Mongols étaient polygames les femmes avaient le droit de divorcer et le droit après la mort de l'époux de choisir de se remarier.

Enfin dans cette société nomade, chaque membre était essentiel à la communauté et les femmes avaient beaucoup d'autres tâches que celle de la reproduction. De plus, elles étaient d'excellentes guerrières. Elles recevaient un entraînement militaire intensif et les plus habiles étaient employées à se battre aux côtés des hommes dans leurs multiples guerres. Gengis Khan disait qu'elles étaient aussi belles et féminines que redoutables et efficaces au combat.

L'autre Femme de la société mongole est la femme chamane qui eu un rôle considérable pour la stabilité physique, psychologique et spirituelle de la communauté. Nous les retrouvons aujourd'hui encore dans cette fonction en Bouriatie ( les Bouriates sont des Mongols ) au sud-est du Lac Baïkal, aux origines du peuple Mongol.

  • Religion


La religion principale des Mongols d'aujourd'hui et depuis le XVIe siècle est le bouddhisme tibétain. Cette religion répondait alors à un besoin nouveau de la noblesse mongole qui espérait une unification du pouvoir. Les chamans se voient alors le choix de devenir les « chamans blancs » ou « prêtres jaunes » du bouddhisme ou alors pour les réfractaires, d'être impitoyablement pourchassés, exilés ou tués. Ces derniers verront leurs esprits idoles, leurs manuscrits et tous leurs objets systématiquement détruits.

Seuls quelques chamans « noirs » (dénommés ainsi par les bouddhistes ) fuirent avec une partie des Mongols fin XVIIe en région transbaïkalienne où l'on peut encore voir le témoignage de cette croyance animiste persécutée.

Depuis quelques années on assiste à un retour du chamanisme. En septembre 2001, des chamans venus de toute la Mongolie ont fondé le Centre Tiv Tenger qui a pour objectif de préserver les traditions et rituels chamaniques et de les transmettre aux jeunes générations ainsi que de diffuser l'art chamanique à travers le monde.

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