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Bois-énergie : le chauffage par la biomasse

Le chauffage par biomasse utilise le bois-énergie, c'est-à-dire la combustion du bois, pour un rendement de chaleur. Énergie renouvelable, la biomasse permet des applications variées, dont le chauffage domestique.

Page 10 / 22 - Classique, double combustion, turbo... le poêle à poser Sommaire
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Simple à installer et à utiliser, d’aspect rétro ou contemporain, le poêle à poser est le mode de chauffage bois le plus vendu. Les versions récentes réussissent la synthèse entre chauffage à bûches traditionnel et technologie moderne. On comprend mal dès lors l’intérêt de maintenir sur le marché des poêles de conception dépassée.

Fabriqué en fonte, en acier ou les deux, le poêle à poser monte rapidement en température mais son inertie thermique est faible. Autrement dit, il a du mal à stocker la chaleur et la restitue presque aussitôt à l’air ambiant. Le rayonnement de ses parois métalliques diminue à mesure que l’on s’en éloigne et le foyer doit tourner à plein régime pour maintenir, par effet de convection, le niveau de confort désiré. Les chargements répétés en bûches sont contraignants à l’usage et limitent le plus souvent ce type d’appareil au rôle de chauffage d’appoint d’une pièce. Certains modèles permettent toutefois la distribution d’air chaud dans des pièces voisines, voire de chauffer toute une maison si l’architecture s’y prête. Fascination du feu oblige, la porte vitrée est devenue un standard.

 

Les pôles à poser classiques

Les poêles classiques de conception ancienne ont un rendement de 40 à 50 %. Leurs fumées sortent chargées de gaz non brûlés qui polluent l’atmosphère. Il convient de les distinguer des modèles de nouvelle génération commercialisés sous la même appellation de « poêles classiques ». Ces derniers dissimulent un dispositif de combustion améliorée (voir ci-après) sous l’habillage de style colonial, jurassien, années 1950… qui a fait le succès de leurs aînés.

Le légendaire poêle Godin revisité, avec porte vitrée, dans sa version « Petit Néo ». Sortie de fumée Ø 125 mm sur le dessus, puissance nominale 6,5 kW, rendement énergétique autour de 71 %, poids 140 kg. © Godin
Le légendaire poêle Godin revisité, avec porte vitrée, dans sa version « Petit Néo ». Sortie de fumée Ø 125 mm sur le dessus, puissance nominale 6,5 kW, rendement énergétique autour de 71 %, poids 140 kg. © Godin

Les poêles à poser à double combustion

Les poêles à double combustion utilisent deux entrées d’air séparées. L’une apporte l’oxygène nécessaire pour brûler les bûches, l’autre permet d’enflammer les gaz résiduels avant leur évacuation par le conduit. La température de la chambre de combustion, tapissée de chamotte ou de vermiculite, passe de 500 à 650 °C environ. Ça c’est le principe. Dans la pratique, pour obtenir les meilleurs rendements, deux conditions doivent être remplies : la présence d’une chambre indépendante à l’arrière du foyer et un dispositif assurant un contact prolongé des gaz imbrûlés avec l’air qu’elle amène. Les modèles proposés ne sont pas tous conçus sur ce schéma et il est important de bien se renseigner.

Principe du poêle à double combustion. Passant par une chambre indépendante, l’air extérieur s’élève jusqu’à une plaque spécifique (brevetée) qui le met en contact avec les gaz imbrûlés, engendrant ainsi la double combustion. ©  Dovres
Principe du poêle à double combustion. Passant par une chambre indépendante, l’air extérieur s’élève jusqu’à une plaque spécifique (brevetée) qui le met en contact avec les gaz imbrûlés, engendrant ainsi la double combustion. ©  Dovres

La double combustion équipe des appareils de formes et de styles très diversifiés, parfois onéreux, y compris des poêles cheminées (appelés aussi cheminées prêtes à poser). Certains modèles proposent au choix deux entrées d’air extérieur : au dos du foyer pour une prise murale, ou bien au sol pour une implantation au centre de la pièce. Le raccordement est réalisable au moyen d’une gaine souple ou d’un conduit double flux. Les puissances nominales s’échelonnent de 5 à 15 kW et les rendements théoriques de 70 à 85 %. Un habillage en céramique ou pierre réfractaire, typique des poêles nordiques, améliore sensiblement l’inertie thermique. Le rayonnement étant meilleur, la sensation d’assèchement provoquée par la convection d’air chaud s’en trouve atténuée.

Les poêles turbo

Les poêles turbo s’appuient sur un principe différent de combustion améliorée. Plus simples de conception, ils utilisent également deux entrées d’air distinctes mais une seule chambre. L’air primaire arrive par dépression à hauteur des bûches. Au même niveau, un apport d’air complémentaire est prévu pour faciliter l’allumage. L’air de postcombustion est injecté à mi-hauteur du foyer. Son entrée se règle en fonction des besoins : ouverte pour une combustion à plein régime, fermée pour un feu continu à allure lente. L’esthétique n’est pas le point fort de ces appareils, à quelques exceptions près. En revanche, très bon rapport qualité/prix. Puissances 7 à 16 kW, rendements 68,5 à près de 77 %.

Principe du poêle turbo. La forme ronde du poêle optimise l’effet de rayonnement. Le déflecteur empêche la dissipation des gaz de combustion avant qu’ils ne soient brûlés. © Ateliers France Turbo
Principe du poêle turbo. La forme ronde du poêle optimise l’effet de rayonnement. Le déflecteur empêche la dissipation des gaz de combustion avant qu’ils ne soient brûlés. © Ateliers France Turbo

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