La cause de l'extinction de masse qu'ont subi 70% de la faune vivant sur terre et 90% de la faune marine il y a 250 millions d'années est encore incertaine. Impact météoritique, éruption volcanique, changement climatique ?...
Deux études, publiées dans la revue Science, livrent aujourd'hui quelques indices supplémentaires. La première, menée par Peter Ward de l'Université de Washington et ses collègues, porte sur des fossiles de reptiles et d'amphibiens découverts dans le bassin de Karoo en Afrique du Sud. Grâce au paléomagnétisme des roches, l'équipe a pu reconstituer la séquence chronologique de la disparition des animaux ; elle s'est ainsi rendu compte que le processus a d'abord été progressif, s'étalant sur une dizaine de millions d'années, avant de s'accélérer à la limite du Permien et du Trias.
Selon la seconde étude, australienne cette fois, portant sur l'analyse de sédiments de la même période prélevés au large de l'Australie et de la Chine, l'oxygène se serait raréfié dans les couches supérieures de l'océan - avec une augmentation du nombre de cyanobactéries friandes de soufre -, l'environnement marin à la surface devenant peu à peu toxique pour les espèces marines.
Toutes ces données semblent écarter l'hypothèse d'une catastrophe ponctuelle (chute d'une météorite) comme principale cause de la grande extinction du Permien/Trias (à distinguer de la disparition des dinosaures il y a 65 millions d‚années). Selon les scientifiques, le responsable serait plutôt à chercher du côté des éruptions volcaniques de Sibérie qui auraient à cette époque libéré suffisamment de gaz à effet de serre pour modifier radicalement l'écosystème de la planète.
Ce sujet vous a intéressé ? Plus d'infos en cliquant ici... 
Actualités |
Dossiers |
Glossaire |
Livres |
Tags |