Mardi 12 février, un bâtiment tout proche de la vieille enceinte de confinement du réacteur nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, s’est en partie écroulé. Il n’y aurait ni blessés ni fuite radioactive selon les autorités, mais le chantier de la nouvelle enceinte a été évacué.
Une partie du toit (environ 600 m2), s’est écroulée dans ce qui reste du réacteur n° 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, entraînant dans sa chute un morceau de mur extérieur. L’accumulation de neige aurait provoqué cet effondrement, qui n’a pas fait de blessés.
D’après le communiqué du service de presse de la centrale nucléaire, le bâtiment touché est le « hall turbine », qui abritait l’installation de production d’électricité et qui a été détruit par l’explosion du 26 avril 1986. Il se trouve juste à côté du fameux sarcophage, construit au péril de leur vie par les « liquidateurs » juste après l’écroulement complet du bâtiment, entre mai et octobre 1986, et chargé de confiner les restes du réacteur 4 et de ce hall turbine.

Pas de fuite radioactive observée sur le site de Tchernobyl
Comme le montrent les images transmises par l’autorité ukrainienne de contrôle des installations nucléaires, le SNRC, c’est bien une partie de l’enceinte de confinement qui est désormais ouverte, mais le sarcophage lui-même n’a pas été touché. Le service de presse indique n’avoir observé « aucun changement de la situation radiologique ».
On peut raisonnablement avoir des inquiétudes au sujet de ce sarcophage. Cette construction sommaire en béton n’a jamais été que provisoire et s’est fissurée au fil des années. Elle n’est plus vraiment étanche, et un chantier pharaonique a débuté pour construire un immense hall de confinement constitué d’arches aux pieds séparés de 257 m, pour une longueur totale de 162 m. Ses arches métalliques en porteront la hauteur maximale à 108 m, et le bâtiment enfermera la totalité des installations du réacteur n° 4.

Les arches arrivent, mais un peu tard
Ces arches sont construites à 250 m des ruines du réacteur, et c’est ce chantier qui a été évacué aujourd’hui par précaution. Au journal Le Monde, un responsable de Bouygues (entreprise chargée de la construction, avec Vinci) explique que le chantier ne reprendra pas tout de suite et qu’il attend de recevoir l’assurance de la part des autorités ukrainiennes que « le reste de cette toiture ne risque pas de s'effondrer à son tour ».
La construction de cette nouvelle enceinte aurait dû démarrer en 2007, mais a pris du retard pour cause de recherche de financement, largement international. Les travaux n’ont finalement commencé qu’en 2010 et ne se termineront qu’en 2015. S’il avait débuté à l’heure, le chantier aurait été terminé en 2012…
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