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Pour une bonne mémoire, il faut activer ses méninges

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Stimuler ses neurones est important pour la mémoire. C'est en tout cas le résultat d'une étude récente sur les capacités cognitives des personnes âgées. Ainsi, même si la lecture d'articles scientifiques n'est pas toujours évidente, n'hésitez pas, c'est bon pour le cerveau !

Selon une étude, il est important de faire travailler son cerveau tout au long de la vie pour conserver ses capacités de mémorisation. © alex.ragone, Flickr, cc by nc sa 2.0

On ne cesse de nous le répéter, l'exercice physique permet de se maintenir en forme. Une nouvelle étude montre que le travail intellectuel au cours de la vie participe également à la santé, et permet d'entretenir plus longtemps la mémoire. Ces résultats sont publiés dans la revue Neurology.

Les chercheurs du Rush University Medical Center à Chicago ont recruté 294 personnes âgées de plus de 55 ans. Ils ont tout d'abord évalué leurs capacités de mémorisation et de raisonnement tous les ans jusqu'à leur mort, pendant six ans en moyenne. Les candidats ont également dû remplir un questionnaire concernant leur fréquence de lecture, d'écriture et de participation à des activités intellectuellement stimulantes au cours de leur vie.

Pour conserver la mémoire, rien de tel qu'une séance de lecture à la plage. © Lili Vieira de Carvalho, Flickr, cc by nc sa 2.0

Lecture et écriture importantes pour la mémoire dès l'enfance

Après leur mort, une autopsie du cerveau a été réalisée pour identifier des signes de démence, représentés par des lésions cérébrales ou par des zones du cerveau privées d'oxygène par exemple. Afin d'établir des conclusions sur les aptitudes cognitives de chaque personne, les chercheurs ont ajusté les résultats des tests de mémoire avec la présence de régions cérébrales défectueuses.

L'étude montre que les personnes ayant régulièrement fait travailler leurs méninges au cours de la vie avaient une mémoire plus aiguisée que les autres. Chez les individus ayant des activités intellectuelles fréquentes, le déclin cognitif était réduit de 32 % par rapport aux personnes normales. Ce taux passait à 48 % par comparaison avec les participants ayant peu stimulé leur cerveau au cours de la vie. « Ces résultats montrent l'importance de partager et de faire aimer la lecture et l'écriture à ses enfants », explique Robert Wilson, principal auteur de cette publication.

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