Selon un nouveau rapport de Greenpeace, la France n'est pas au niveau de ses voisins européens en ce qui concerne le développement des énergies renouvelables. Elle apparaît comme étant à la traîne sur l'énergie solaire et sur l'éolien terrestre, et devrait multiplier ses objectifs par deux.


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    Le président Emmanuel Macron l'avait fièrement annoncé lors du discours de Belfort le 10 février 2022, notre pays a « une ambition forte : faire en 30 ans de la France le premier grand pays du monde à sortir de la dépendance aux énergies fossiles ». Or, quasiment deux ans après ces paroles, le constat de Greenpeace est bien différent. L'ONG de protection de l'environnement a compilé les objectifs de développement à 2030 du solaire photovoltaïque et de l’éolien terrestre inscrits dans les plans nationaux énergieénergie et climat (NECP) soumis par la plupart des États membres à l'Union européenne en 2023. Ces objectifs ont été rapportés à la population, à la superficie ou au PIBPIB des différents pays, afin de pouvoir les comparer de manière pertinente.

    La France est le pays le moins ambitieux parmi les grandes nations européennes

    « La France arrive systématiquement en deuxième moitié de classement, entre la 10e et la 14e place sur une vingtaine de pays. Si on considère les six pays d'Europe de l'Ouest de plus de dix millions d'habitant·es ayant soumis leurs objectifs (Allemagne, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Portugal), la France est le pays le moins ambitieux sur le développement du solaire photovoltaïque et elle fait à peine mieux sur l'éolien terrestre », précise le communiqué de Greenpeace. Rappelons que l'énergie solaire est considérée comme la principale énergie du futur, d'autant plus dans le contexte d'une France de plus en plus ensoleillée depuis 30 ans, comme le précisait récemment Météo France

    Greenpeace France demande donc au gouvernement français de « revoir sa stratégie énergie-climat pour multiplier au moins par deux l'objectif actuel de développement à 2030 du solaire photovoltaïque et au moins par 1,5 celui de l'éolien terrestre ».

    Concrètement, cela signifie :

    • entre 100 et 120 GW de solaire photovoltaïque en 2030 contre les 54 à 60 GW visés actuellement par le gouvernement ;
    • entre 50 et 55 GW d'éolien terrestre en 2030 contre les 33 à 35 GW visés actuellement par le gouvernement.