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Du nouveau dans le traitement de l’hépatite C

Deux nouvelles molécules, le Boceprevir et le Telaprevir, des inhibiteurs de protéase, ont obtenu une autorisation temporaire d’utilisation chez les patients les plus gravement atteints par le virus de l'hépatite C. Ces molécules pourraient par la suite obtenir une autorisation de mise sur le marché et augmenter les chances de guérison d’un panel plus vaste de patients.

Le virus de l'hépatite C cause chaque année 2.600 victimes en France. De nouvelles stratégies thérapeutiques pourraient faire baisser ce chiffre. © Phovoir Le virus de l'hépatite C cause chaque année 2.600 victimes en France. De nouvelles stratégies thérapeutiques pourraient faire baisser ce chiffre. © Phovoir

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Il y a du nouveau dans le traitement de l’hépatite C. L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) vient en effet de délivrer une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) à deux nouvelles molécules : le Boceprevir et le Telaprevir. Près de 1.300 patients pourraient en bénéficier.

La procédure d’ATU est une mesure exceptionnelle de mise à disposition pour des médicaments qui n’ont pas (encore) d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Selon l’Afssaps, « l’objectif des ATU est de permettre l’accès précoce à de nouveaux traitements, lorsqu’il y a un réel besoin de santé publique. [Notamment] lorsqu’il s’agit de traiter des patients atteints de pathologies graves et en situation d’impasse thérapeutique ».

Les inhibiteurs de protéases sont efficaces contre le VIH

Les deux nouvelles molécules appartiennent à la classe des inhibiteurs de la protéase, qui agissent sur le cycle de multiplication du virus. Cette classe thérapeutique a amplement démontré son efficacité dans la prise en charge du VIH. Dans le cas d’espèces, ces molécules sont indiquées chez les patients porteurs du génotype 1 – un sous-groupe du virus de l’hépatite C – et dont les traitements antérieurs ont échoué. Ce que l’on appelle une situation d’échappement thérapeutique. Selon la fédération SOS hépatites, 1.300 patients devraient bénéficier de ces ATU et « ces nouvelles molécules devraient augmenter les chances de guérison de 20 % à 30 % ».

Près de 360.000 Français vivent avec le virus de l’hépatite C (VHC), qui, chaque année, fait 2.600 victimes. Cette maladie peut en effet entraîner une cirrhose, voire un cancer du foie, souvent après plusieurs années d’évolution. Rappelons enfin que cette infection est aussi la première cause de transplantation hépatique en Europe.


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