Mots-clés |
  • Internet,
  • informatique,
  • technologie,
  • Culture

Les musées européens en un clic avec Europeana et 3D-Coform

Envie de passer la porte d'Ishtar, ce sans vous déplacer à Berlin ? d'admirer le David de Michel-Ange sous toutes ses coutures sans mettre un pied à Florence ? Le consortium européen 3D-Coform est en passe de le permettre !

Catalogues de pièces provenant du Victoria and Albert Museum de Londres. © obs / Fraunhofer IGD Catalogues de pièces provenant du Victoria and Albert Museum de Londres. © obs / Fraunhofer IGD

Les musées européens en un clic avec Europeana et 3D-Coform - 2 Photos

PDF

Depuis sa création, Internet se veut le catalyseur des savoirs. Le projet Wikipedia, par sa mise à contribution de nombreux volontaires, a achevé de populariser le libre accès à l'information encyclopédique sur la toile. En France, c'est la BNF (Bibliothèque Nationale de France) qui a poussé l'accès à la culture dans le monde numérique. L'initiative de la bibliothèque des bibliothèques se cristallise sous le nom de Gallica. Le site du projet permet à tout citoyen équipé d'Internet l'accès aux dizaines de milliers de documents, autrefois réservés aux chercheurs et universitaires.

(Cliquer pour agrandir.) Enluminure tirée du manuscrit de Perceval Le Galloys (XIIIème siècle), trouvée sur Europeana. © CNRS

A l'échelle européenne, Gallica a fait des émules depuis 1997, comme Europeana, mise en ligne 2008. Elle regroupe les documents numérisés de la plupart des états membres de l'Union européenne. Cet immense vivier culturel croît chaque jour par un lot d'ajout de médias. Les documents se présentent sous la forme d'images, de musiques, de textes manuscrits et retranscrits. Mais la mise à disposition de l'immense patrimoine artistique et historique de l'Europe ne peut être exposé ainsi. Les peintures, les sculptures, les trouvailles archéologiques et paléontologiques ne peuvent être décemment rendues par de simples photographies. L'ajout d'une dimension s'impose...

Quand le contenu prend du volume

Le but du consortium 3D-Coform est de numériser en trois dimensions les œuvres et monuments européens pour les proposer en ligne. Différentes entreprises et universités ont été sollicitées pour proposer un panel de méthodologies d'acquisition du patrimoine selon le type d'objet à scanner.

Un travail de titan s'annonce.

Parmi les projets proposés, on remarque notamment Arc 3D qui vise à générer une modélisation de monuments ou d'intérieurs en multipliant les clichés. Après traitement par le logiciel, un double numérique tridimensionnel, accompagné de ses textures, est mis au point. Les résultats sont convaincants, plus précis que la modélisation d'un Google Sketchup et plus aboutis que le Photosynth de Microsoft. Arc 3D met d'ailleurs à disposition le logiciel gratuitement sur son site.


Aperçu d'une modélisation des grottes du Mogao effectuée par Arc 3D. Crédit DR

Pour les œuvres non monumentales, des projets, à l'image de Sculpteur, sont en lice. Sculpteur est financé à hauteur de 3 millions d'euros par l'Union européenne. Pour l'heure, des numérisations d'œuvres du musée anglais Victoria and Albert sont proposées à la visualisation. Une démonstration des possibilités futures s'incarne dans la mise à disposition d'un musée virtuel.

Le projet qui tombe à pic

A l'heure du retour des technologies d'affichages 3D grand public, cette numérisation tridimensionnelle ne pouvait mieux tomber. Par ailleurs, suivant les technologies d'affichages choisies, on peut déjà profiter du relief grâce à des pilotes graphiques qui permettent l'affichage en anaglyphes d'objets 3D. Avec de simples lunettes rouge-cyan, ce musée d'un nouveau genre sera donc accessible au plus grand nombre. Les possibilités seront plus ouvertes à l'avenir quand débarqueront des écrans spécialisés dans la 3D, courant 2010. Présenté récemment, un prototype d'écran présenté par Sony affiche des objets 3D à 360° sur un plan horizontal, l'idéal pour profiter d'une statuette numérisée.

A terme, les médias ainsi générés pourraient être liés à Europeana. Une bonne manière de combler la fracture culturelle par la technique, mais aussi de sauvegarder notre patrimoine ad vitam æternam, ou presque.


A voir aussi sur Internet

Sur le même sujet

Vos réactions

Chargement des commentaires