Les couleurscouleurs chatoyantes, comme saupoudrées de paillettes, arborées par l'araignéearaignée paon sont accentuées par le contrastecontraste avec des taches « super-noires » qui absorbent plus de 99,5 % de la lumièrelumière, selon une étude parue dans les Proceedings of the Royal Society B. Chez l'araignée paon, le mâle affiche ostensiblement sur son abdomenabdomen des bleus, des rouges, des jaunes ou des verts éclatants, mais aussi du noir profond, et se pavane lors d'une parade nuptiale complexe afin d'attirer une femelle.

Surface de l'abdomen de l'araignée paon <em>Maratus speciosus</em> au niveau de ses taches brunes (a, b) et de ses taches noires (c, d), ainsi que de l'araignée paon <em>Maratus karrie</em> au niveau de ses taches noires (e, f), vue au microscope électronique. Des microstructures, clairement visibles pour les zones noires, les rendent super-noires (absorption quasi totale de la lumière). Échelle : 30 μm (a, c), 10 μm (b, d, f) et 50 μm (e). © Dakota McCoy <em>et al.</em>, <em>Proceedings of the Royal Society B</em>, 2019
Surface de l'abdomen de l'araignée paon Maratus speciosus au niveau de ses taches brunes (a, b) et de ses taches noires (c, d), ainsi que de l'araignée paon Maratus karrie au niveau de ses taches noires (e, f), vue au microscope électronique. Des microstructures, clairement visibles pour les zones noires, les rendent super-noires (absorption quasi totale de la lumière). Échelle : 30 μm (a, c), 10 μm (b, d, f) et 50 μm (e). © Dakota McCoy et al., Proceedings of the Royal Society B, 2019

En observant au microscope électroniquemicroscope électronique et par imagerie hyperspectrale les taches noires portées par deux deux espècesespèces d'araignée paon, Maratus speciosus et Maratus karrie, les chercheurs ont constaté que ces zones présentent à leur surface un réseau de structures microscopiques agissant comme des microlentilles, leur permettant de refléter moins de 0,5 % de la lumière - 0,44 % pour Maratus speciosus et seulement 0,35 % pour Maratus karrie, précisent les chercheurs. L'absence de reflets conduit l'observateur à percevoir les couleurs entourant le noir absolu comme encore plus vives, voire brillantes. La même évolution se retrouve chez certains oiseaux de Paradis.