Le SSD offre des performances plus élevées qu’un disque dur tout en consommant moins d’énergie. Sa durée de vie est toutefois plus réduite. © P.S, fotolia

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Le SSD ou Solid State Drive est un dispositif de stockage des données qui utilise de la mémoire flash NAND. Il s'agit d'une mémoire non volatile et réinscriptible qui peut conserver les données même lorsque l'alimentation électrique est coupée.

Disques durs et SSD : quelles différences ?

Contrairement aux disques durs, les SSD ne disposent d'aucune pièce mécanique en mouvement, ce qui les rend non seulement plus résistants aux chocs mais aussi parfaitement silencieux. En outre, cette technologie raccourcit le temps d'accès aux données (environ 0,1 ms) pour une vitesse de lecture/écriture qui peut aller jusqu'à près de 600 Mo/s ou 4 Go/s selon l'interface de connexion utilisée (SATA III ou PCI Express).

La consommation électrique est également plus faible que celle d'un disque dur : de 0,1 W à 0,9 W en veille et jusqu'à 0,9 W en fonctionnement contre 0,5 W à 1,3 W en veille et de 2 W à 4 W en fonctionnement pour un disque dur. Les SSD sont généralement installés sur les ordinateurs portables très fins, les ultrabooks ou les modèles haut de gamme. On le retrouve aussi sur les ordinateurs hybrides. Dans ce dernier cas, le système d’exploitation est souvent chargé sur le SSD tandis que le stockage de données passe par un disque dur classique (par exemple, Fusion Drive chez Apple). Cette configuration permet d'augmenter les performances au démarrage et la réactivité.

Des durées de vie variables pour les SSD

Les SSD destinés à un usage grand public utilisent une mémoire flash NAND dite « MLC » ou Multi Level Cell dont les cellules (transistors) peuvent stocker deux bits. Cette solution offre un faible coût de production mais l'augmentation de la densité de stockage se traduit par une durée de vie plus courte des cellules et une dégradation des performances en écriture. Devenue marginale et essentiellement employée par certains professionnels, des SSD utilisent quant à eux de la NAND « SLC » ou Single Level Cell, dans laquelle la cellule ne stocke qu'un seul bit. Son coût de production est plus élevé que la NAND MLC, mais elle garantit de meilleures vitesses de transfert et une durée de vie plus importante.

Depuis 2014, des mémoires NAND dites 3D ont fait leur apparition. Ce procédé initié par Toshiba consiste à empiler jusqu'à 32 couches de cellules pour augmenter la densité de stockage sans avoir à réduire la taille des gravures. Trois grands constructeurs développent ce type de puce : Samsung, Intel-Micron et Toshiba. Ce dernier va même jusqu'à empiler 48 couches de cellules.

Outre son prix encore élevé au Gigaoctet par rapport à un disque dur mécanique, le principal reproche qu'il peut être fait au SSD est que le cycle écriture-effacement des données sur une même cellule est limité. On estime qu'il est d'environ 100.000 cycles pour de la NAND SLC et de 10.000 cycles pour de la NAND MLC. Il existe également une NAND « TLC » ou Triple Level Cell qui peut stocker jusqu'à trois bits par cellule mais sa durée de vie est encore plus courte (environ 1.000 cycles par cellule). Toutefois, les progrès sont conséquents et le nombre de cycles ne cesse d'augmenter pour ce qui est des mémoires MLC et TLC. En outre, ces chiffres ne signifient pas grand-chose concrètement puisqu'un disque SSD ne va pas décliner rapidement même si une partie des cellules flanche. Le disque va en effet perdre en capacité très lentement sans perdre de données car celles-ci seront réadressées sur des cellules fonctionnelles.