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Vous êtes probablement une simulation informatique

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Auteur : Internet-Actu - License CC

De deux choses l'une, nous explique le philosophe Nick Bostrom : soit l'humanité est très proche de son extinction, soit vous et moi sommes ("presque certainement") les produits d'une simulation informatique - des personnages de Matrix en quelque sorte, et par définition incapables de savoir si c'est ou non le cas.

L'humanité réduite à une simple simulation ?

Le raisonnement est simple : l'humanité que nous connaissons (si elle ne disparaît pas) parviendra dans relativement peu de temps à produire des ordinateurs et des logiciels capables de simuler l'intelligence et la conscience humaines. Une fois disponibles, 1/ il est plus que probable que quelqu'un décidera de s'en servir et 2/ dans la mesure où ces moyens deviendront de plus en plus faciles à dupliquer, il y aura très vite beaucoup plus d'êtres simulés que d'êtres réels. Ergo, la probabilité que nous soyons des simulations est très élevée.

Cet argument est représentatif d'un ensemble de "théories de la simulation", portées - sérieusement ou à titre de jeu intellectuel - par quelques dizaines de physiciens (qui étudient notamment l'hypothèse de l'existence de plusieurs "univers parallèles" régis par des lois légèrement différentes), de mathématiciens, de philosophes.

La réflexion de Bostrom présente un avantage, si l'on peut dire : si nous croyons que nous sommes des êtres simulés (à l'initiative d'êtres disposant de la technologie nécessaire), alors Dieu existe - c'est notre simulateur - et la vie après la mort aussi - une simple commande du logiciel. Aussi, notre but principal consistera-t-il à deviner les désirs de notre Dieu et à les satisfaire. "Si vous avez des chances de vivre dans une simulation, alors, toutes choses égales par ailleurs, vous devriez moins vous préoccuper des autres, plus vivre au jour le jour, être plus amusant et digne d'éloges et vous rapprocher des gens célèbres qui vous entourent." Au risque, si tout cela est bien réel, de hâter l'avénement de l'autre hypothèse, celle de la fin de l'humanité. Quel pari Pascal aurait-il fait ?