Grottes : le mystère des mains de Bornéo

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L'île de Bornéo recèle de nombreux trésors, notamment pour les archéologues et préhistoriens. Une équipe y a ainsi découvert des grottes somptueuses, ornées de peintures rupestres étonnantes représentant de mystérieuses mains.

  
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L'ethno-archéologue Jean-Michel Chazine nous livre ici les secrets de peintures préhistoriques trouvées dans les grottes de l'île de Bornéo, en Asie du Sud-Est. Il s'agit d' « empreintes de mains négatives », c'est-à-dire qui ont été faites selon la technique du pochoir. Qui les a réalisées ? À quels rituels sont-elles liées ? Découvrez-le dans ce dossier.

Bien installé dans mes programmes de recherche en Polynésie depuis près de vingt ans, je ne m'attendais pas à avoir l'occasion de retourner en Indonésie, où j'avais séjourné quelque temps en 1971.

Plongez dans la forêt et découvrez les mystérieuses mains des grottes de Bornéo. © Tisha 85, Shutterstock

Pourtant, je fus amené à y revenir en 1992, puis à y entreprendre des recherches archéologiques qui, paradoxalement, vont faire apparaître des données et prolonger, par leur antériorité, celles que je conduisais depuis plusieurs décennies dans le Pacifique oriental.

Grotte Gua Tebok.

Là, les découvertes imprévues, voire parfois sensationnelles, se sont succédé, et ce jusqu'à maintenant. Par la même occasion, je fus, en outre, amené à travailler très précisément sur la céramique, le silex et même les peintures rupestres, matières ou sujets qui, justement, sont totalement absents du Pacifique oriental.

La taille du silex détient une place importante dans la société du Mésolithique, période de la Préhistoire. Découvrez, durant cette vidéo de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives), comment les premiers Hommes façonnaient leurs outils. © Docland Yard - Gedeon Programmes - Universciences - Inrap

Un recyclage obligé et stimulant qui incite alors à réviser ses certitudes et à les adapter rapidement à des données nouvelles, et souvent imprévues. Là, également, toute sa propre expérience passée est mise à contribution pour orienter les hypothèses qu'on peut, ou non, se permettre d'élaborer. Un exercice scientifique, certes, mais un exercice humain tout autant.

Grotte Gua Tebok.

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