À l’heure de la baignade, les enfants et les personnes âgées risquent plus l’hydrocution (ou choc thermique). © brimeux, Fotolia

Santé

Hydrocution

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Le phénomène d’hydrocution est également qualifié, de manière peut-être plus explicite, de choc thermique. L'hydrocution survient en cas de grande différence de température entre celle du corps et celle de l'eau. Elle correspond en réalité à un accident syncopal ou à un malaise vagal.

L'eau froide — en dessous de 18 °C pour les adultes et de 20 °C pour les enfants — entraîne en effet une vasoconstriction, comprendre une diminution du diamètre des vaisseaux sanguins. Une vasoconstriction d'autant plus dommageable qu'elle se fait à grande vitesse. Dans l'eau, en effet, le corps se refroidit quelque 25 fois plus rapidement que dans l'air. La pression artérielle augmente et pour rétablir la situation, le cœur ralentit ses battements. Le cerveau n'est alors plus correctement irrigué.

Si en cas d’arrêt cardiaque, un massage s’impose, en cas d’hydrocution légère, sans perte de connaissance, il suffit de réchauffer la victime et de la placer en position latérale de sécurité avant d’appeler les secours. © Microgen, Fotolia

Des conséquences qui peuvent être dramatiques

Pour se prémunir du risque d'hydrocution, il faut donc naturellement éviter de plonger brutalement dans l'eau, surtout lorsque celle-ci est froide. Il est également conseillé de mouiller, avant le reste de son corps, les zones les plus riches en récepteurs thermiques comme la nuque, le visage ou le dos. Il faut par ailleurs éviter de prendre un bain de soleil prolongé ou de pratiquer un effort physique intense avant de plonger dans l'eau. En revanche, contrairement aux idées reçues, les études scientifiques ne recommandent pas d'éviter de se baigner après manger. Mais au moindre symptôme, mieux vaut sortir de l'eau sans tarder.

Mais, quels sont ces symptômes ? Démangeaisons, frissons, crampes, fatigue intense, maux de tête ou troubles visuels ou auditifs peuvent apparaître. Ce sont les signes avant-coureurs d'un arrêt respiratoire et d'une perte de connaissance, voire d'une crise cardiaque. Si une personne est dans l'eau quand surviennent ces symptômes, elle risque alors la noyade. En France, 500 hydrocutions sont dénombrées chaque été sur quelque 20.000 accidents de noyade.

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