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Volcan de boue de Sidoarjo

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Le volcan de boue de Sidoarjo et la mer de boue nauséabonde qui l’entoure sur 640 hectares de champs et de villages. © Joshua Sosrosaputro CC by-nc-nd 2.0

Le 28 mai 2006, dans la province de Sidoarjo à Java (Indonésie), la compagnie Lapindo Brantas fore le sous-sol à la recherche de gaz naturel lorsqu'une éruption de boue brûlante et de gaz se produit à proximité.

Conséquences de l'éruption de boue

Le volcan de boue nouveau-né vomit alors des flots ininterrompus de boue mêlée de gaz qui recouvrent les terres environnantes et les villages. Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont évacuées.

En 2008, le volcan baptisé Lusi, pour Lumpur Sidoarjo (boues de Sidoarjo en indonésien), crache encore plus de 100.000 mètres cubes de boue par jour, et cela continue en 2010.

Il n'a pas été possible de combler le volcan. Quant aux boues, chargées en métaux lourds et hydrocarbures, elles sont canalisées par des digues pour être rejetées dans une rivière. Le lit de cette dernière se comble peu à peu et l'écosystème aquatique est contaminé, de même que les ressources halieutiques (poissons, crevettes).

Les causes supposées du volcan de boue

Deux théories s'affrontent pour expliquer l'origine de ce volcan de boue. La première, celle qui a été retenue lors du procès, se base sur un séisme qui s'est produit deux jours auparavant dans cette région connue pour abriter d'anciens volcans de boue. Le séisme d'une amplitude de 6,3 sur l'échelle de Richter aurait fragilisé la zone, déjà géologiquement très active.

L'autre théorie, qui a la faveur des spécialistes étrangers, incrimine le forage. Une étude britannique de 2010 confirme cette dernière hypothèse et pointe du doigt plusieurs erreurs : sous-estimation de la pression sur le site, absence de mesure de protection, retrait de la colonne de forage, etc.