Mots-clés |
  • génétique,
  • Les gènes voyageurs,
  • odyssée de l'évolution,
  • darwin,
  • théorie de l'évolution,
  • gêne,
  • ADN,
  • processus évolutif,
  • transfert latéral,
  • cellule bactérienne,
  • micro-organisme,
  • échange génétique
Les gènes voyageurs, clés de l'évolution

Les gènes ne se transmettent pas que par l’hérédité : ils voyagent aussi entre organismes non apparentés ! Ce dossier détaille les mécanismes de transferts latéraux de l’ADN et montre en quoi cette découverte modifie nos représentations des processus évolutifs.

Sommaire
PDF
Eric Bapteste Chercheur en biologie évolutive

Depuis Charles Darwin, les découvertes les plus incroyables n'ont jamais cessé dans les sciences de l'évolution. Ainsi, ces dix dernières années, l'étude des microbes, qui constituent de loin la plus grande fraction du monde vivant, a permis de montrer que l'ADN est doué d'une incroyable capacité à se déplacer. Éric Bapteste, chercheur en sciences de l’évolution au CNRS, nous explique que dans la nature, cette molécule clé du monde vivant, qui porte les gènes, saute souvent d'un être vivant à l'autre !

Les transferts latéraux de bouts d’ADN modifient profondément notre vision de l'évolution. Ces gènes voyageurs s'inscrivent dans un domaine extrêmement actif de la biologie actuelle, et de nouvelles idées titillent les chercheurs concernant la question des origines et du devenir du monde vivant.

Pour bien comprendre l’enjeu des voyages de gènes, ce dossier extrait de l’ouvrage Les gènes voyageurs, l'odyssée de l'évolution rappelle d’abord l’état de l’art : les connaissances en biologie évolutive avant la découverte des transferts latéraux. Il s’agit d’une rapide présentation de la théorie classique de l’évolution, avant la prise en compte de ce processus évolutif.

Plus de 500 espèces de bactéries cohabitent dans notre système digestif. Au total, nous vivons avec environ 100.000 milliards de cellules bactériennes, soit dix fois plus que de cellules humaines. Loin d’être nocifs, ces microbes nous sont bénéfiques sur plus d’un point. Ils pratiquent notamment l’échange de gènes voyageurs.
Plus de 500 espèces de bactéries cohabitent dans notre système digestif. Au total, nous vivons avec environ 100.000 milliards de cellules bactériennes, soit dix fois plus que de cellules humaines. Loin d’être nocifs, ces microbes nous sont bénéfiques sur plus d’un point. Ils pratiquent notamment l’échange de gènes voyageurs. © Pacific Northwest National Laboratory, Flickr, cc by nc sa 2.0

Le dossier se consacre ensuite à deux types de découvertes majeures de biologie, dont l’intégration dans la théorie classique n’est pas forcément aisée. D’abord, l’immensité du monde microbien. Les micro-organismes constituent la majorité du vivant. Comment les inclure dans nos modèles ? La deuxième découverte concerne la manière dont l’information génétique circule entre les micro-organismes, établissant un réseau d’échanges génétiques. Comment décrire et étudier ces échanges ? En conclusion, ce dossier décrit certains des ajustements théoriques que ces découvertes suggèrent d’effectuer pour faire mieux coïncider les phénomènes biologiques à l’origine des adaptations dans le vivant et nos descriptions de l’évolution. Bonne lecture.

Les gènes voyageurs, clés de l'évolution - 1 Photo

A voir aussi sur Internet

Sur le même sujet

Vos réactions

Chargement des commentaires