Le Japon a annoncé mercredi son retrait de la Commission baleinière internationale (CBI) dans le but de reprendre la pêchepêche commerciale dès juillet prochain, défiant ouvertement les défenseurs des cétacés 30 ans après y avoir mis fin, du moins sur le papier. Le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga justifie cette décision par « l'absence de concessions de la part des pays uniquement attachés à la protection des baleines », « bien que des éléments scientifiques confirment l'abondance de certaines espècesespèces ».

Localisations, pays et raisons de la chasse à la baleine dans le monde en 2017. © AFP/Archives
Localisations, pays et raisons de la chasse à la baleine dans le monde en 2017. © AFP/Archives

En réalité, le Japon n'a jamais complètement cessé cette pratique. Il exploite en effet une faillefaille du moratoire mis en place en 1986, qui autorise la chasse aux cétacés pour des recherches scientifiques. Mais cette fois, il renoue publiquement avec la pêche à des fins commerciales, rejoignant ainsi l'Islande et la Norvège. Les critiques n'ont pas tardé à fuser, le gouvernement australien se disant « extrêmement déçu ». Le Japon s'abstiendra cependant d'aller chasser « dans les eaux de l'AntarctiqueAntarctique ou dans l'hémisphère sudhémisphère sud », a indiqué Yoshihide Suga.