En Belgique, certains salariés d’une entreprise ont accepté de se faire implanter une puce RFID dans la main afin de pouvoir s’en servir comme badge d’identification pour entrer dans les locaux et déverrouiller leur ordinateur. © Vetkit, Fotolia

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Une puce RFID implantée sur des salariés belges comme badge d'accès

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Par Marc Zaffagni, Futura

Newfusion est une société belge spécialisée dans le marketing numérique qui a décidé de recourir à des implants RFID sous-cutanés pour remplacer les badges d'accès. Huit salariés ont déjà accepté d'utiliser cette technologie qui leur permet de déverrouiller les portes et d'accéder à leur ordinateur.

Accepteriez-vous que l'on vous implante une puce pour vous permettre d'accéder à votre lieu de travail ? Des salariés de la société belge Newfusion ont fait ce choix. Selon le quotidien Le Soir, huit employés de cette société spécialisée dans le marketing numérique ont consenti à se faire implanter une puce sous-cutanée qui leur sert de sésame pour accéder aux locaux ainsi qu'à leur ordinateur.

Le bioimplant en question qui fait la taille d'un grain de riz est inséré dans la main, dans la zone charnue située entre le pouce et l'index. La description ressemble fortement au type d'implant sous-cutané xNT que propose la jeune pousse nord-américaine Dangerous Things. Il s'agit d'une capsule de 12 x 2mm en bioverre qui contient une étiquette électronique RFID compatible avec la technologie de champ proche NFC type 2. Cette puce a été développée par Amal Graafstra, un biohacker.

Pas encore de cadre sanitaire et légal

Lors d'une conférence TedX, il a défendu l'idée que cette technologie est selon lui l'avant-garde d'une évolution de l'humanité. Graafstra utilise lui-même deux bioimplants depuis 2005 pour ouvrir sa porte d'entrée, déverrouiller la serrure de sa voiture ou encore accéder à son ordinateur. Des implants similaires sont également employés par une vingtaine de personnes en République tchèque. Là-bas, Paralelni Polis, une association à but non lucratif qui tient un café, propose cette solution comme mode de paiement de consommations en bitcoin.

Malgré l'éclairage médiatique que ce genre d'initiative peut recueillir, il faut tout de même relativiser l'ampleur de ce phénomène qui reste, pour le moment, confiné à la sphère des biohackers. Ajoutons que ces derniers mènent leurs expériences en l'absence d'un cadre légal et sanitaire. À l'évidence, le recours à ce type de technologie dans un cadre professionnel soulève de nombreuses questions quant à la sécurité des personnes et le respect de leur vie privée.