Les noyaux des atomes contiennent des nucléons (bleus et rouges sur cette image d'artiste), c'est-à-dire des protons et des neutrons. Il est possible de fabriquer sur Terre des noyaux plus lourds que ceux de l'uranium avec 92 protons et des centaines de neutrons pour ses isotopes en faisant fusionner des noyaux lourds, par exemple avec des faisceaux d'ions calcium bombardant d'autres éléments dans une cible au repos. © Mopic, Shutterstock

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Découvrez les noms des nouveaux éléments chimiques !

ActualitéClassé sous :tableau périodique des éléments , Nihonium , Moscovium

Depuis des décennies, les physiciens produisent des noyaux dits « transuraniens », c'est-à-dire contenant davantage de nucléons que l'uranium, l'atome le plus lourd connu sur Terre. Dernier épisode de cette saga, les quatre transuraniens ont complété la toute dernière période du tableau de Mendeleïev et l'Union internationale de chimie pure et appliquée (IUPAC) vient d'annoncer leurs noms officiels : nihonium, moscovium, tennessine et oganesson. Ceux-ci seront confirmés dans quelques mois.

Le 30 décembre 2015, l'IUPAC, c'est-à-dire l'Union internationale de chimie pure et appliquée, avait finalement annoncé qu'elle validait la découverte des éléments 115, 117 et 118, baptisés respectivement ununpentium, ununseptium et ununoctium.

Elle avait aussi annoncé qu'elle autorisait les membres des laboratoires japonais, russes et états-uniens qui avaient débusqué ces éléments chimiques dans des expériences de physique nucléaire à leur donner des noms plus colorés. Les laboratoires en question étaient :

  • Le JINR (Joint Institute for Nuclear Research), un centre de recherche international de physique nucléaire situé à Doubna, dans l'oblast de Moscou, en Russie.
  • Le LLNL (Lawrence Livermore National Laboratory), à Livermore, aux États-Unis.
  • Les membres du laboratoire japonais Riken, plus précisément sa division Nishina Center for Accelerator-Based Science, pouvaient donc également choisir la dénomination de l'élément 113, qui avait été baptisé temporairement ununtrium.

Selon la tradition, les noms peuvent faire référence à un concept mythologique, un minéral, un lieu, un pays, une propriété ou encore un scientifique. Exemple : en 2012, l'IUPAC avait définitivement attribué le nom de livermorium (anciennement ununhexium) à l'élément chimique de numéro atomique 116 qui, comme son nom l'indique, avait été découvert au LLNL, à Livermore.

La septième période du tableau des éléments (la ligne 7), désormais complète, possède de nouveaux éléments : 113, 115, 117 et 118. Ils ont été officiellement baptisés nihonium (absent sur cette image), moscovium, tennessine, oganesson. © Lawrence Livermore National Laboratory

Nihonium, moscovium, tennessine et oganesson

Ce mercredi 8 juin 2016, l'IUPAC vient ainsi de faire savoir que les laboratoires avaient fait des choix et que ces éléments porteraient désormais les noms suivants dans le tableau de Mendeleïev :

  • Nihonium :

c'est l'élément 113 de symbole Nh. Son nouveau nom indique son origine japonaise car Nihon, c'est le Japon... en japonais. C'est le tout premier élément transuranien à avoir été découvert dans un pays asiatique.

  •  Moscovium :

c'est l'élément 115 de symbole chimique Mc découvert par l'institut implanté à Doubna, dans l'oblast de Moscou, d'où son nom.

  • Tennessine :

c'est l'élément 117 de symbole chimique Ts découvert par le laboratoire d'Oak Ridge, dans l'État du Tennessee, d'où son nom.

  • Oganesson :

c'est l'élément 118 de symbole chimique Og. Ce nom rend hommage au physicien Yuri Oganessian qui fut un pionnier des recherches sur les éléments transuraniens au-delà du numéro 92, c'est-à-dire au-delà de l'élément uranium.

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