Santé

René Laënnec

1781-02-17 - 1826-08-13

Médecin

Classé sous :médecine , inventeur , stéthoscope

Découvertes

René Laennec invente le pectoriloque, aussi appelé stéthoscope.

Biographie

René Laënnec est né le 17 février 1781, à Quimper, au sein d'une famille de notables. Son grand-père, Michel Alexandre Laënnec, fut maire de Quimper de 1763 à 1765 et son père est lieutenant au ministère de la Marine. À l'âge de 5 ans, René Laënnec perd sa mère qui décède de la tuberculose. Son père l'enverra alors chez un de ses oncles, médecin à Nantes. Sous l'influence de ce dernier, René Laënnec entamera des études de médecine à Paris et sera reçu docteur en médecine en 1804.

Après l'obtention de son doctorat, il s'intéressera beaucoup à la recherche et à l'anatomie pathologique, conjointement avec Gaspard Laurent Bayle. La cirrhose du foie, notamment, au travers de l'observation des lésions observées à l'occasion d'autopsies, suscitera son intérêt.

L'invention du stéthoscope par René Laënnec

Sa carrière prend un nouvel élan lorsqu'il est nommé à l'hôpital Necker à Paris en 1816. Ce sont alors les maladies pulmonaires qui l'occupent. Il se distingue particulièrement par son usage de la technique de percussion consistant à évaluer l'état d'un organe en écoutant le bruit rendu lorsque l'on frappe des doigts à son niveau. Pour mieux entendre, il inventera alors le pectoriloque (ou stéthoscope), un rouleau de papier ficelé, qu'il perfectionnera par la suite. Loin d'être anodine, cette invention conduira à la publication d'un Traité d'auscultation médiate dans lequel il établit une liste des bruits émis par le thorax en 1819.

Pour autant, sa contribution à l'enrichissement de la médecine ne s'arrête pas là. Il est aussi à l'origine de descriptions de la péritonite et de la cirrhose. De même, on lui doit le terme de mélanome et une description des métastases pulmonaires, ainsi que des contributions à la recherche sur la tuberculose.

C'est avec son invention que son neveu identifiera les symptômes de la tuberculose. Près de deux siècles après sa mort, son invention est toujours utilisée et constitue même un signe distinctif, arboré autour du cou dans le monde hospitalier.