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Biographie de André-Marie Ampère

(1775-01-20 - 1836-06-10)

Physicien chimiste

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Principales découvertes

Fondateur de l'électromagnétisme, André Ampère est également le précurseur de la théorie électronique de la matière en émettant l'hypothèse de l'existence du courant particulaire et le créateur du vocabulaire de l'électricité.

Sa biographie

Physicien et chimiste français, André-Marie Ampère est né à Lyon, le 20 janvier 1775, et fut le fondateur de l'électromagnétisme.

Fils d'un juge de paix lyonnais guillotiné sous la Révolution, André-Marie Ampère mène une brillante carrière scientifique : titulaire de la chaire de mécanique à l'École polytechnique en 1809, il est élu à l'Académie des sciences en 1814, puis à la chaire de physique du Collège de France en 1824.

Ampère fut l'inventeur du télégraphe électrique et de l'électroaimant, avec Arago. Il créa aussi la théorie de l'électromagnétisme. Son nom est utilisé pour définir l'intensité du courant électrique : l'ampère. © DP
Ampère fut l'inventeur du télégraphe électrique et de l'électroaimant, avec Arago. Il créa aussi la théorie de l'électromagnétisme. Son nom est utilisé pour définir l'intensité du courant électrique : l'ampère. © DP

http://fr.wikipedia.org/wiki/Amp%C3%A8re_%28unit%C3%A9%29

André Ampère, créateur de l'électromagnétisme

En 1820, Ampère assiste à une reconstitution de la célèbre expérience du Danois Hans Christian Ørsted (1819), où une aiguille aimantée se trouve déviée au voisinage d'un courant électrique. Arago reproduit cette expérience devant l'Académie quelque temps plus tard. Ampère se penche alors sur ce phénomène et, en une semaine, en trouve l'explication. Il découvre ensuite la source des actions magnétiques dans un courant, étudie les actions réciproques des aimants et démontre que deux courants fermés agissent l'un sur l'autre.

Il est également le précurseur de la théorie électronique de la matière en émettant l'hypothèse de l'existence du courant particulaire. Observant que le courant électrique crée des effets similaires à ceux d'un aimant, celui que Maxwell appelait le « Newton de l'électricité » jette alors les bases d'une discipline nouvelle, l'électromagnétisme, et en donne les premières formulations mathématiques. Il montre que deux courants peuvent agir l'un sur l'autre, fondant ainsi l'électrodynamique. Tous ces résultats sont publiés dans son ouvrage : Théorie mathématique des phénomènes électrodynamiques uniquement déduite de l'expérience (1827). Se basant sur ses théories, Ampère met aussi au point plusieurs appareils comme le galvanomètre, le télégraphe électrique et l'électroaimant.

Copie de la table du Deutsche Museum de Munich faite en 1947 à la demande du colonel Behn Pixii qui en fabriqua un certain nombre sur les indications d'Ampère. © Musée Ampère
Copie de la table du Deutsche Museum de Munich faite en 1947 à la demande du colonel Behn Pixii qui en fabriqua un certain nombre sur les indications d'Ampère. © Musée Ampère

Inventeur de l'électroaimant

Créateur du vocabulaire de l'électricité (il invente les termes de courant et de tension), Ampère apparaît aujourd'hui comme l'un des plus grands savants du XIXe siècle, père d'une branche entière de la physique.

Mathématicien, physicien, Ampère est aussi chimiste : il est l'un des premiers à distinguer les atomes des molécules. Indépendamment d'Avogadro, il formule en 1814 la loi, dite parfois loi d'Avogadro-Ampère, selon laquelle tous les gaz, à volume égal et à pression égale, renferment le même nombre de molécules.

Ampère est aussi l'inventeur de nombreux dispositifs expérimentaux et d'appareils de mesure : la boussole astatique, dont le principe est à la base du galvanomètre, le solénoïde, le télégraphe électrique et, avec Arago, l'électroaimant. À la fin de sa vie, il s'intéresse à la philosophie des sciences. Mort pratiquement dans l'oubli, Ampère a laissé son nom à l'unité de courant électrique, l'ampère.