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Atlas, le robot humanoïde de Google, a un sacré sens de l'équilibre

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Aux États-Unis, une équipe du Florida Institute for Human & Machine Cognition a peaufiné l'algorithme qui contrôle la marche du robot Atlas de Boston Dynamics, la filiale de Google, pour lui conférer un sens de l'équilibre assez bluffant. Tel un humain, le robot humanoïde se sert du buste et de son propre poids pour ressentir le point d'équilibre le plus propice, ce qui lui permet de progresser sur des terrains très accidentés.

Après nous avoir montré sa capacité à marcher sur la neige, jouer les manutentionnaires et à se relever après avoir été violemment projeté au sol, le robot Atlas nous étonne une fois encore. Dans cette nouvelle vidéo réalisée par les roboticiens du Florida Institute for Human & Machine Cognition (États-Unis), le robot bipède développé par Boston Dynamics (filiale de Google) fait preuve d'un sens de l'équilibre très proche de celui d'un humain.

L'algorithme qui contrôle ses déplacements a été optimisé pour permettre à Atlas d'évoluer sur des terrains des accidentés, comme cet enchaînement de parpaings dont seules les arêtes peuvent servir de point de contact. Le robot pose son pied et, comme nous le ferions instinctivement en pareille situation, il joue de son poids et fait pivoter sa cheville pour sentir le point d'équilibre qui offrira suffisamment de stabilité pour prendre appui.

Atlas joue avec son corps pour trouver le bon équilibre

Atlas n'a aucune connaissance a priori du terrain qu'il affronte, il le découvre en temps réel, pas à pas. On voit également que le robot utilise son buste et écarte les bras pour faire balancier durant les phases de transition où son poids passe d'une jambe à l'autre. Le résultat est, il faut l'avouer, assez impressionnant.

Cette avancée ouvre la voie à des robots bipèdes capables de progresser sur des terrains difficiles, par exemple dans le cadre de missions de reconnaissance ou de sauvetage suite à des catastrophes. Pour le moment, Atlas est encore assez lent dans ses déplacements, mais nul doute qu'une fois la technologie éprouvée, il pourrait évoluer beaucoup plus vite que les humains sur des terrains accidentés.