Sciences

Astrophotographie : le fin croissant lunaire

ActualitéClassé sous :Astronomie , astrophotographie , croissant lunaire

Le début de chaque lunaison offre l'occasion de saisir le très fin croissant de notre satellite sur l'horizon ouest au moment du crépuscule, une vision pleine de charme.

La barque lunaire du 4 avril 2011 au-dessus des toits de Brest. © A. Croisier
  • Retrouvez toutes les images de la Lune

C'est autour de la Nouvelle Lune qu'il faut rechercher les fins croissants lunaires. Dans les 48 heures qui précèdent, le spectacle est à guetter à l'aube avant le lever du soleil, puis une fois passée la Nouvelle Lune la scène est observable au crépuscule. Quand notre satellite est âgé de moins d'une trentaine d'heures son aspect s'apparente à un arc particulièrement fin qu'il faut repérer dans un ciel le plus pur possible.

À l'œil nu, les plus fins croissants observés l'ont été à 14 heures de la Nouvelle Lune, un peu moins avec un instrument astronomique. On pensait depuis les années 1930, suite aux calculs de l'astronome français André Danjon, qu'il était impossible de distinguer le croissant de Lune lorsque l'élongation (la distance apparente entre le Soleil et la Lune) est inférieure à 7 degrés, car le fin croissant est alors moins lumineux que le ciel. Mais en avril 2010 Thierry Legault est parvenu pour la première fois à photographier la Nouvelle Lune, un exploit qui doit beaucoup à la préparation méticuleuse qui précède chaque défi que relève cet astrophotographe.

Le fin croissant lunaire est incontournable pour bien commencer une nuit sous les étoiles. © J.-B Feldmann

De jolies rencontres célestes

Pour le commun des mortels c'est deux jours après la Nouvelle Lune que le spectacle sans instrument est le plus beau. La barque lunaire semble alors glisser lentement sur l'horizon, rehaussée par la lumière cendrée, cette faible lumière renvoyée dans l'Espace par notre planète et qui éclaire légèrement le reste du disque de notre satellite naturel. Parfois d'autres objets célestes viennent se joindre à la scène, comme l'amas ouvert d'étoiles des Pléiades ou l'éclatante planète Vénus, composant ainsi un tableau de toute beauté. Ceux-là n'avaient pas rendez-vous avec la Lune le 4 avril dernier, ce qui n'a pas empêché  l'astrophotographe Alexandre Croisier de saisir le sourire lunaire au-dessus des toits de Brest à l'aide d'un appareil photo numérique muni d'un zoom réglé à 300 millimètres de focale. Avec un tel grandissement, un trépied s'impose pour éviter tout flou lié au bouger, d'autant plus que le temps de pose avoisine une seconde pour peu qu'on veuille révéler légèrement le reste de la surface lunaire.

À propos d'Alexandre Croisier

Connu sur notre forum d'astronomie sous le pseudo de Cyandro, Alexandre Croisier est un jeune passionné de 23 ans qui s'est mis à l'astronomie il y a six ans. Son site Internet présente toute l'étendue de son travail photographique.

Si vous aussi vous souhaitez nous proposer une image astronomique destinée à illustrer cette rubrique, il vous suffit de suivre nos consignes