Expert Santé

Thierry Janssen

1962 -

Médecin psychothérapeute

Classé sous :médecine
Il y a quelques années, un guérisseur rencontré au Mexique me posa une question : « Entre toi et moi, quel est le plus important ? » Immédiatement, je pensai « moi », mais j'éprouvai un peu de honte à l'avouer. Mon hésitation amusa le sorcier, car la réponse qu'il attendait n'était ni « moi » ni « toi ». Elle était « et » : le lien. « C'est cela qui est important, commenta l'homme. Le lien entre le corps et l'esprit qui fait l'unité de l'être humain. Le lien entre les individus qui fait l'unité de l'humanité. Le lien entre l'humanité et la Terre qui fait l'unité du monde. » Cela me rappela cette déclaration de Linus Pauling, lauréat des prix Nobel de chimie et de la paix : « La vie ne réside pas dans les molécules, mais dans les relations qui s'établissent entre elles. » La vie n'existe qu'au travers de liens et d'échanges, dans la multiplicité et la diversité, la fluidité et le mouvement, la spontanéité et la fantaisie, l'imagination et la créativité. Autant de qualités vitales que devront posséder les scientifiques et tous les humains si ils veulent participer à la sauvegarde de la vie.L'initiative de Futura-Sciences va dans ce sens. Elle crée des liens, elle réunit des chercheurs issus d'horizons très différents, elle permet la transmission de leur savoir à tous ceux qui se donneront la peine de pousser la porte de ce site web éminemment vivant. Elle est un cadeau pour tous ceux qui cherchent à comprendre un peu plus d'eux-mêmes et du monde. Ma gratitude va donc à l'équipe de Futura-Sciences. Puisse t-elle continuer longtemps à créer et transmettre de la vie. Thierry JanssenDocteur en médecine, psychothérapeute spécialisé dans l'accompagnement des patients atteints de maladies physiques. Février 2007
Thierry Janssen, Médecin psychothérapeute

Biographie

Né à Bruxelles, le 25 avril 1962

-- Docteur en Médecine, diplômé de l'Université de Louvain en Belgique.

-- Formé à la chirurgie générale et gynécologique aux Cliniques Universitaires Saint Luc à Bruxelles (Université de Louvain).

-- Formé à la chirurgie urologique aux Cliniques Universitaires Saint Luc à Bruxelles, à l'Hôpital Saint Louis à Paris, au Centre Hospitalier Universitaire Purpan à Toulouse et à la Mayo Clinic à Rochester, Minnesota, aux Etats-Unis.

-- Diplômé en Chirurgie Urologique, Faculté de Médecine de l'Université de Louvain.

-- Diplômé en Andrologie , Faculté de Médecine Saint Antoine à Paris.

- Fellow of the European Board of Urology.

-- Chirurgien urologue jusqu'en 1998 à l'Hôpital Universitaire Erasme (Université de Bruxelles)

* activité clinique
* activité de recherches sur l'influence des hormones et des facteurs de croissance dans le cancer de la prostate
* auteur de nombreuses publications scientifiques.

Entre autres :

- Janssen T., et al., British Journal of Urology, 1994, 73, 25, 29
- Janssen T., et al., Prostate, 1995, 27, 277
- Janssen T., et al., International Journal of Oncology, 1995, 7, 1219
- Janssen T., et al., Human Pathology, 1996, 27, 1341
- Janssen T., et al., Cancer, 1996, 77, 144
- Janssen T., et al., Prostate, 1997, 30, 47

Depuis 1998 : arrêt de l'activité chirurgicale.

Etude des liens pycho-corporels :

- formation à la gestalt-thérapie
- formation à la psychanalyse bioénergétique (Alexander Lowen)

- formation à l'hypnose ericksonienne
- diplômé en thérapies énergétiques et approches psycho-corporelles de la Barbara Brennan School of Healing de Miami aux Etats-Unis.
- étude de la médecine ayurvédique
- étude de la médecine traditionnelle chinoise
- pratique du yoga
- pratique du qigong
- pratique de la méditation

Psychothérapeute spécialisé dans l'accompagnement des maladies physiques.

Auteur des livres :

- Le Travail d'une vie (Paris, Robert Laffont, 2001)

- Vivre en paix (Paris, Robert Laffont, 2003)

- Faire la paix avec les morts - La psychogénéalogie au secours des vivants in : L'Encyclopédie de la mort et de l'immortalité (Paris, Bayard, 2004)
- Vivre le cancer du sein... autrement (Paris, Robert Laffont, 2006)
- La Solution intérieure - vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit (Paris, Fayard, 2006)
- La maladie a-t-elle un sens ? Fayard


 

La maladie a-t-elle un sens ? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent.

Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre ? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond ?
Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. « Sens biologique » défini par la science, ou « sens symbolique » exprimé par les malades ? A travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le « sens collectif » de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir.

Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine.

Métier

Après avoir exploré la physiologie du corps en pratiquant le métier de chirurgien, après avoir exploré les croyances, les pensées et les émotions en exerçant le métier de psychothérapeute, je travaille aujourd'hui comme « médecin-psychothérapeute », accompagnant psychologiquement des patients souffrant de pathologies physiques, essentiellement des maladies chroniques et des cancers.

Je situe mon intervention auprès de ces patients à deux niveaux. Tout d'abord, un soutien et un réconfort bien nécessaires au cours d'une maladie grave ou invalidante, dont les traitements sont souvent difficiles à supporter. Ensuite, par la genèse d'émotions positives et le relâchement des tensions corporelles, un renforcement des défenses immunitaires et une stimulation des mécanismes d'autoguérison - véritable synergie, complément indispensable aux traitements proposés par la médecine conventionnelle.

Une partie de mon activité professionnelle est donc consacrée à la consultation. Les « outils thérapeutiques » que j'y utilise sont de trois ordres. Tout d'abord, l'écoute active et la parole ; car, comme me l'ont appris les guérisseurs que j'ai côtoyés après avoir mis un terme à mes activités chirurgicales : il faut toujours entrer par la porte qui est ouverte, et, en Occident, chez la plupart des êtres humains, cette porte est le mental. Ensuite, une présence totale, dans l'instant, afin de permettre au patient de développer davantage de « présence à lui-même » ; cela permet la prise de conscience de tensions corporelles et de souffrances émotionnelles habituellement refoulées et délétères pour la bonne santé physique et psychique. Enfin, un travail corporel, basé sur la conscience de soi, la respiration, le mouvement, le toucher, au-delà des mots ; la tradition orientale n'ayant pas opéré de dichotomie entre le corps et l'esprit, on y trouve de nombreux « outils psycho-corporels », comme le qigong, le tai chi ou le yoga, autant d'approches où je puisse mes propres moyens thérapeutiques, sans compter des synthèses occidentales très intéressantes comme la gestalt thérapie ou la psychanalyse bioénergétique.

La médecine est une science et un art. L'accompagnement que je propose aux patients qui me consultent est une création originale, adaptée à chaque cas, adressée à l'intellect, aux émotions et au corps de chaque individu. Car chaque patient est unique et indivisible. Dans cette perspective, je place le malade au centre d'un réseau de soignants, médecins conventionnels, kinésithérapeutes mais aussi praticiens de médecines dites « alternatives ou complémentaires », souvent issues de traditions très anciennes, véritables patrimoines de notre humanité dont il serait dommage de se priver. Je fais partie de ceux qui pensent que la médecine du futur sera « intégrée » ou « intégrative ».

Mon souhait d'établir des liens entre les différentes approches thérapeutiques m'amène à effectuer des recherches, à voyager beaucoup et à expérimenter par moi-même les différents « outils » disponibles. C'est un aspect passionnant de mon métier, toujours en questionnement, en perpétuel renouvellement, en constante évolution. Cela me procure la joie de créer à travers l'écriture de livres et de transmettre à travers les cours et les conférences que je suis invité à donner tant pour un large public que pour des professionnels de la santé.

De nos jours, cette manière de pratiquer l'art de guérir peut paraître un peu atypique ou marginale. En effet, la médecine devient de plus en plus technique et les médecins sont souvent réduits à être des prescripteurs de médicaments ou des utilisateurs de technologies. Jadis, celui qui souhaitait aider les autres à guérir devait parcourir un chemin initiatique fait d'expériences, de connaissance de lui-même et des autres. C'est encore le cas dans certaines sociétés traditionnelles. La liberté de penser, d'inventer et de créer était au centre de son art. Et, conscient des liens qui constituent le vivant, il comprenait que la bonne santé nécessite de la fluidité, de la confiance et, surtout, de la cohérence. C'est ce que je m'efforce d'expérimenter dans ma propre vie. C'est ce que j'encourage les patients que je rencontre à contacter dans leur propre vie. C'est ce que je tente de rappeler aux soignants à travers les livres que j'écris et les cours ou les conférences que je donne. Car, comment croire que l'on pourrait emmener autrui là où l'on n'est pas encore allé soi-même ?